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lundi 20 juin 2016

La Ferme des Animaux

Couverture La Ferme des animaux



Auteur : George ORWELL
Editeur : GALLIMARD
Collection : Folio Classique
Pages :  151 pages
Prix : 6,50€
Date de Publication : 04/01/1984









Synopsis :
«Un certain 21 juin eut lieu en Angleterre la révolte des animaux. Les cochons dirigent le nouveau régime. Snowball et Napoléon, cochons en chef, affichent un règlement : "Tout ce qui est sur deux jambes est un ennemi. Tout ce qui est sur quatre jambes ou possède des ailes est un ami. Aucun animal ne portera de vêtements. Aucun animal ne dormira dans un lit. Aucun animal ne boira d'alcool. Aucun animal ne tuera un autre animal. Tous les animaux sont égaux."Le temps passe. La pluie efface les commandements. L'âne, un cynique, arrive encore à déchiffrer : "Tous les animaux sont égaux, mais (il semble que cela ait été rajouté) il y en a qui le sont plus que d'autres."»
 
 
 
 
Mon Avis :
Bon alors je ne vais pas tourner autour du pot : George ORWELL et moi on n'est pas copains... J'ai lu "1984" il y a 2 ans et contrairement à une majorité écrasante, je n'avais pas été bluffée ( ne me jetez pas des pierres s'il vous plaît ! ). La raison principale de cette déception, la plume de George ORWELL.
 
Comme je pense qu'il est difficile de jauger un auteur sur un seul de ses écrits  (et que je suis plutôt têtue...), je décide donc de retenter l'expérience avec "La Ferme des Animaux", texte plus court et également encensé.  Bilan de ma lecture : idem.
 
Oui, définitivement, l'écriture de George ORWELL n'est pas faite pour moi. Autant je trouve à chaque fois le propos très intéressant autant son traitement a le don de m'ennuyer.
Ici, et c'est de notoriété publique, ORWELL dénonce le totalitarisme d'état de l'URSS de l'époque. Le fait de le faire au travers d'une fable est une idée lumineuse. Mais je n'ai jamais pu y trouver un intérêt quelconque car l'écriture ne me convient pas, ne m'accroche pas. En réalité, je lis mais je n'absorbe rien.
 
Je suis la première frustrée de cet état de fait car comme je l'ai dit, les thèmes, les choix de l'auteur me plaisent et m'interpellent. Mais, si la plume m'indiffère ou pire m'ennuie, je ne peux tout simplement pas apprécier ma lecture et en retirer quoi que ce soit. Dommage.
Ceci dit, je ne renie pas du tout le talent de l'auteur. Simplement, nous n'avons pas d'atomes crochus...
 
 
14/20

lundi 13 juin 2016

Rêver

Couverture Rêver


Auteur : Franck THILLIEZ
Editeur : FLEUVE EDITIONS
Collection : Fleuve Noir
Pages :  597 pages
Prix : 21,90€
Date de Publication : 26/05/2016






Pour vous le procurer




Synopsis :
Si ce n’étaient ses cicatrices et les photos étranges qui tapissent les murs de son bureau, on pourrait dire d’Abigaël qu’elle est une femme comme les autres.
Si ce n’étaient ces moments où elle chute au pays des rêves, on pourrait jurer qu’Abigaël dit vrai.
Abigaël a beau être cette psychologue qu’on s’arrache sur les affaires criminelles difficiles, sa maladie survient toujours comme une invitée non désirée. Une narcolepsie sévère qui la coupe du monde plusieurs fois par jour et l’emmène dans une dimension où le rêve empiète sur la réalité. Pour les distinguer l’un de l’autre, elle n’a pas trouvé mieux que la douleur.
Comment Abigaël est-elle sortie indemne de l’accident qui lui a ravi son père et sa fille ? Par quel miracle a-t-on pu la retrouver à côté de la voiture, véritable confetti de tôle, le visage à peine touché par quelques bris de verre ? Quel secret cachait son père qui tenait tant, ce matin de décembre, à s’exiler pour deux jours en famille ? Elle qui suait sang et eau sur une affaire de disparitions depuis quelques mois va devoir mener l’enquête la plus cruciale de sa vie. Dans cette enquête, il y a une proie et un prédateur : elle-même.


Mon Avis :

Je me suis lancée dans les romans de Franck THILLIEZ en avril l'année dernière avec "La Forêt des Ombres" que j'avais bien aimé, mais c'est en commençant sa série Hennebelle/Sharko que je suis devenue une inconditionnelle. 
"Rêver" est le sixième livre de THILLIEZ à mon compteur, et même sans son nom sur la couverture j'aurais sans doute deviner que j'avais entre les mains une de ses œuvres. En effet, son style est bien particulier, il y a toujours dans ses romans des éléments scientifiques, et surtout un travail énorme sur la psychologie de ses personnages.

Ici, notre cher Franck a tout mis en œuvre pour que nous soyons totalement dans le flou. Tout est fait pour perturber le lecteur.
Le personnage d'Abigaël tout d'abord et sa maladie : la narcolepsie et ses cauchemars tellement imbriqués dans le réel qu'elle ne sait plus où commence et finit le rêve. Deux conséquences à cela. La première c'est que je n'ai jamais eu totalement confiance en Abigaël : quand elle-même ne sait plus ce qu'elle a vécu ou pas, comment nous y retrouver ? Comment avoir une réelle empathie pour cette femme ?
La seconde, c'est que j'ai soupçonné absolument tous les personnages de cette histoire, Abigaël comprise. A tel moment j'étais persuadée qu'un tel était "louche", et puis la page d'après finalement non parce qu'on était dans un rêve imbriqué. Aussi, j'étais totalement retournée et ne savais plus sur quel pied danser.

Mais monsieur THILLIEZ aimant s'amuser avec ses lecteurs, il ne s'est pas arrêté là. En effet, la construction du roman est aussi faite pour nous "retourner le cerveau". Si le point P c'est l'accident de voiture, alors on a un chapitre deux mois avant, puis le chapitre suivant est six mois après. Nous avons pour nous repérer, au début de chaque chapitre une flèche temporelle qui nous indique à quelle période nous nous situons. Malgré tout, il faut rester l'esprit alerte sans oublier que l'on ne sait jamais si Abigaël rêve ou pas.

L'auteur nous a livré ici une histoire totalement addictive sont il a le secret. Au fur et à mesure de la lecture, les pièces du puzzle se mettent en place et l'on veut connaître le dénouement. Personnellement, j'ai lu les 200 dernières pages d'une traite.
Bref, Franck THILLIEZ a vraiment un talent d'écriture incroyable et en une année il est devenu pour moi un incontournable. Alors à l'année prochaine M. THILLIEZ !


18/20
 

mercredi 8 juin 2016

{ BILAN #5 } - Mai 2016

9 livres lus en mai, dont 2 sur Kindle et 2 en anglais pour un total de 3559 pages.
 
Mon mois a clairement été marqué par mes lectures VO, "Throne of Glass" et surtout "Shadow and Bone". Un bilan plutôt positif encore ce mois-ci.
 
 
 
 
 
Le Tour d'Ecrou, Henry JAMES - 16/20
BAAD, Cédric BANNEL - 18/20
L'Intérêt de l'Enfant, Ian McEwan - 18/20
 
 
 
 
Les Lance Flammes, Rachel KUSHNER - 7/20
Comédie Française. Ca a Commencé comme ça, Fabrice LUCHINI - 18/20
Le Secret du Mari, Liane MORIARTY - 15/20
 
Couverture Keleana, tome 1 : L'assassineuse / La prisonnière Editions Bloomsbury USA 2013
 
Couverture Grisha, tome 1 : Les orphelins du royaume
 
 
Throne of Glass, Sarah J. MAAS - 17/20
Shadow and Bone, Leigh BARDUGO - 19/20
La Part des Flammes, Gaëlle NOHANT - 16/20

mardi 7 juin 2016

La Part des Flammes

Couverture La part des flammes



Auteur : Gaëlle NOHANT
Editeur : Le Livre de Poche
Collection : -
Pages :  552 pages
Prix : 8,60€
Date de Publication : 09/03/2016









Synopsis :
Mai 1897. Pendant trois jours, le Tout-Paris se presse à la plus mondaine des ventes de charité. Les regards convergent vers la charismatique duchesse d’Alençon. Au mépris du qu’en-dira-t-on, la princesse de Bavière a accordé le privilège de l’assister à Violaine de Raezal, ravissante veuve à la réputation sulfureuse, et à Constance d’Estingel, qui vient de rompre brutalement ses fiançailles. Dans un monde d’une politesse exquise qui vous assassine sur l’autel des convenances, la bonté de Sophie d’Alençon leur permettra-t-elle d’échapper au scandale ? Mues par un même désir de rédemption, ces trois rebelles verront leurs destins scellés lors de l’incendie du Bazar de la Charité.
 
 
 

Mon Avis :

Très beau roman historique, basé sur un fait réel, porté par une écriture poétique qui m'a donné le sentiment de lire un classique de la littérature de l'époque. Je n'ai pu m'empêcher de penser à "La Curée" de Zola qui est sorti quelques années plus tôt.
 
Alors la plume de Gaëlle NOHANT est très belle mais ne m'a pas transportée comme le fait celle de Zola ( qui est mon auteur favori sans conteste ) et je pense que cela est dû au fait que les personnages n'ont pas l'étoffe, le volume, l'épaisseur d'une Gervaise Macquard ou d'un Etienne Lantier.
Ceci dit, ce fut un réel plaisir que de suivre ces femmes dont le statut dans la société parisienne de l'époque n'est guère enviable. Violaine, Constance, Sophie et tant d'autres que l'on rencontre dans ces pages et qui cherchent tout simplement leurs places sans être sous le giron des hommes. Car, au moment de l'incendie du Bazar de la  Charité, une femme n'existe qu'au travers de son mari, son fiancé, son père, bref de sa position envers un homme qui définira ce à quoi elle peut prétendre. Et dans cette société définie par les hommes, la beauté féminine prend évidemment une autre ampleur. C'est aussi pour cela que pour les survivantes de l'incendie qui ont été brûlées, il est évident que leur statut a changé, qu'elles soient mariées ou pas : qu'elles aient eue ou pas une quelconque influence sur la gente masculine grâce à leur beauté, ce temps est révolu et elles deviennent vite inaudibles et invisibles.
 
La description de la condition féminine de l'époque et la capacité de Gaëlle NOHANT à nous immerger dans cette fin du XIXème siècle sont les forces de ce roman, et nous faire suivre trois femmes fortes, avec du caractère et des idées est un choix judicieux de la part de l'auteure.
En bref, le destin de ces femmes qui se trouvent unies par une tragédie a été une jolie découverte. En refermant ce livre, j'avais une furieuse envie de me replonger dans Downtown Abbey ou de relire les Rougon-Macquard.
 
 
16/20
 
 
 

lundi 6 juin 2016

Shadow and Bone - Grisha Trilogy, Book 1

Couverture Grisha, tome 1 : Les orphelins du royaume



Auteur : Leigh BARDUGO
Editeur : HENRY HOLT & Company
Collection : -
Pages : 368 pages
Prix : 18,85€
Date de Publication : 05/06/2012
 
 
 
 
 
 
 
 
Synopsis V.O. :
Surrounded by enemies, the once-great nation of Ravka has been torn in two by the Shadow Fold, a swath of near impenetrable darkness crawling with monsters who feast on human flesh. Now its fate may rest on the shoulders of one lonely refugee.
Alina Starkov has never been good at anything. But when her regiment is attacked on the Fold and her best friend is brutally injured, Alina reveals a dormant power that saves his life—a power that could be the key to setting her war-ravaged country free. Wrenched from everything she knows, Alina is whisked away to the royal court to be trained as a member of the Grisha, the magical elite led by the mysterious Darkling.
Yet nothing in this lavish world is what it seems. With darkness looming and an entire kingdom depending on her untamed power, Alina will have to confront the secrets of the Grisha . . . and the secrets of her heart.
Shadow and Bone is the first installment in Leigh Bardugo's Grisha Trilogy.
 
Synopsis V.F. :
Orpheline, Alina ne peut compter que sur elle-même. Quand l'armée la recrute pour une expédition dans la Nappe d'ombre, un brouillard maléfique qui déchire le royaume, la jeune fille s'attend à y laisser sa peau... Les rares survivants des précédents raids racontent que des monstres s'y repaissent de chair humaine ! Seul Grisha, puissants magiciens, sont à même de lutter contre cette malédiction. Et si cette épreuve révélait aux yeux de tous la véritable nature d'Alina ?
 
 
Mon Avis :
 
Après avoir passé un si bon moment avec "Throne of Glass", j'ai enchaîné avec une autre lecture en anglais et un autre premier tome de saga ( une trilogie cette fois terminée en VO mais dont le premier tome seulement a été traduit en français pour l'instant... ). Et pour le coup, comme je l'ai dit à la fin de ma lecture sur Goodreads, ce livre-là est sans aucun doute le meilleur livre en Fantasy Young-Adult que j'ai eu l'occasion de lire.
 
Tout d'abord pour le monde et la mythologie que Leigh BARDUGO a imaginé. Cet univers aux accents russes et rempli de magie est tellement original, jamais vu et complètement immersif. Alors non je ne voudrais pas y vivre car il a des faux-airs des pires lieux et créatures de la Terre du Milieu : le Darkling, les monstres qui vivent dans cette Nappe d'ombre et qui se nourrissent des humains ( et dont la véritable nature va vous surprendre croyez-moi ), la magie qui entre de mauvaises mains prend des proportions effroyables... Bref, une Terre qui n'est pas des plus accueillante de prime abord. Par ailleurs, les accents russes avec la neige, le froid, les sons camouflés, le silence oppressant de la nature enneigée, tout ceci rajoute du volume à cette ambiance et cette atmosphère où l'on a l'impression que le danger peut être à chaque page tournée. Bref, Leigh BARDUGO sait mettre son lecteur en condition en quelques pages.
 
Concernant les personnages, Alina est une héroïne que j'ai adoré. Elle est jeune mais évolue déjà beaucoup dans ce premier tome. Je me suis très vite attachée à elle de par son enfance très touchante : elle est orpheline et nous raconte sa solitude quotidienne dans le foyer où elle a été accueillie jusqu'à ce qu'elle se retrouve en Mal, jeune garçon orphelin lui aussi, et qu'ils deviennent inséparables. Au vu de son histoire, elle fait preuve d'une maturité sur certains points sans pour autant être une de ces héroïnes que l'on peut rencontrer en Y-A qui sont sensées avoir 17-18 ans mais qui ont des réactions qui ne correspondent pas à leur âge. Son caractère, son ingénuité quelques fois, la rendent réellement humaine. Et enfin, sa répartie, qui peut friser l'insolence, m'a fait sourire plus d'une fois.
Alina est très bien entourée puisque les personnages "secondaires" ( et les guillemets sont mis à dessein ) sont tous vraiment bien développés et au fil de la lecture des connexions s'établissent auxquelles on ne s'attend pas. De plus, il est clair que nous allons en apprendre plus sur eux dans les deux tomes à venir et j'ai hâte.
 
L'histoire enfin est totalement addictive. Impossible de lâcher ce livre sans y penser jusqu'à ce que je puisse m'y replonger. En gros, et pour ne pas trop vous en dire, Alina se découvre des pouvoirs qui pourraient faire d'elle une Grisha, aussi elle est emmenée à la Cour royale pour y être entraînée et comprendre ce qu'elle est exactement. Et dans le même temps découvrir qui elle est vraiment et une force de caractère qu'elle ne soupçonnait pas. Il se passe énormément de choses dans ce premier tome, il n'y a aucun temps mort. Et la fin m'a laissée à bout de souffle et avec juste l'envie de me lancer dans le tome 2 ( ce qui sera fait ce mois-ci, c'est décidé ! ).
 
Lisez ce livre si vous avez la possibilité de le faire car vous allez découvrir quelque chose d'assez extraordinaire, dans tous les sens du terme.
 
 
19/20

samedi 4 juin 2016

Throne of Glass

Couverture Keleana, tome 1 : L'assassineuse / La prisonnière


Auteur : Sarah J. MAAS
Editeur : Bloomsbury USA
Collection : -
Pages :  432 pages
Prix : 17,00€
Date de Publication : 07/08/2012









Synopsis V.O. :
Meet Celaena Sardothien.
Beautiful. Deadly. Destined for greatness.
In the dark, filthy salt mines of Endovier, an eighteen-year-old girl is serving a life sentence. She is a trained assassin, the best of her kind, but she made a fatal mistake. She got caught.
Young Captain Westfall offers her a deal: her freedom in return for one huge sacrifice. Celaena must represent the prince in a to-the-death tournament - fighting the most gifted thieves and assassins in the land. Live or die, Celaena will be free. Win or lose, she is about to discover her true destiny. But will her assassin's heart be melted?


Synopsis V.F. :
Le royaume d’Adarlan, d’où toute magie a été bannie, est gouverné d’une main ferme par un roi tyrannique. Keleana, membre de la secte des Assassins et opposée au pouvoir du roi, est emprisonnée dans les mines de sel d’Endovier depuis plus d’un an. Pour gagner sa liberté, Keleana doit représenter le prince Dorian dans un tournoi à mort dont l’unique survivant devra servir le roi pendant 4 ans. Mais les concurrents, l’un après l’autre, sont éliminés de façon mystérieuse et Keleana sent son tour venir.
Manifestement, d’obscures forces magiques ressurgissent dans l’ombre de la cité et la jeune Assassineuse va devoir leur faire face… Heureusement, elle pourra compter sur l’aide de deux hommes : son entraîneur, le beau capitaine Chaol, et le prince Dorian en personne, qui sont tous deux tombés amoureux d’elle. Et dont les charmes ne la laissent pas indifférente…


Mon Avis :

Premier livre en anglais que je lis depuis "The Color Purple" en février et ça m'avait manqué. Je change totalement de registre en entamant le premier tome de cette saga Young-Adult. Et j'ai adoré.

Les points forts de ce roman ( dont la traduction française a été arrêtée au tome 3 et ne devrait pas continuer alors que la saga en elle-même n'est pas encore terminée en VO... ) sont les personnages et le monde créé par Sarah J. MAAS.

Les personnages donc et bien sûr notre héroïne Celaena qui est une jeune femme qui se trouve engager dans un tournoi à mort par le fils du roi, Dorian, pour gagner sa liberté perdue puisqu'elle était jusque là emprisonnée pour assassinat dans les mines de sel d'Endovier. Le travail dans cette mine est réputé pour tuer les prisonniers en moins d'un an... Aussi lorsque le prince héritier lui propose de le représenter dans ce tournoi, la jeune file voit cela comme une porte de sortie, la seule qu'elle est susceptible d'avoir. Celaena est en conséquences de son histoire, une jeune fille sûre d'elle, avec une force de caractère impressionnante, une répartie qui m'a fait rire plus d'une fois au cours de ma lecture. Je l'ai vraiment beaucoup aimée.
Quant aux deux personnages masculins principaux, qui sont donc Dorian, le prince héritier, et Chaol, le capitaine de la garde royale, sont tous les deux absolument différents et pourtant j'ai adoré les retrouver. Dorian accumule les histoires sans lendemain avec les jeunes filles de la Cour mais ce comportement cache en réalité un mal-être latent dû à son statut. Et Chaol est totalement investit dans sa mission au sein de la garde royale mais cela ne l'empêche de se poser des questions et de remettre en question les méthodes et motivations du roi tyrannique qu'il doit servir.
Si le point de vue principal est celui de Celaena, nous avons également ceux du prince héritier, de Chaol ou même de quelques personnages secondaires lorsque l'intrigue le nécessite, ce qui m'a permis de m'attacher à chacun.

Concernant le monde créé, au niveau géographique, j'ai eu le sentiment que ce n'était que la partie immergée de l'iceberg que l'auteure nous livrait dans ce premier opus et que cela allait devenir absolument gigantesque au fil des tomes. A voir...
Mais quoiqu'il en soit, nous sommes ici dans un monde totalement nouveau et imaginé qui comporte de la magie que l'auteure choisit de distiller avec parcimonie et qui cache encore bien des secrets à la fin de ce tome.

Je ne vais pas plus développer l'histoire ici car j'ai adoré faire des découvertes au cours de ma lecture qui a été par conséquent totalement addictive. Pour conclure, j'ai tout simplement adoré ce premier tome ( dont l'objet livre est vraiment beau et agréable à manipuler soit dit en passant ) et j'espère pouvoir enchaîner avec le tome 2, "Crown of Midnight", ce mois-ci.


17/20


mercredi 1 juin 2016

Le Secret du Mari

Couverture Le Secret du mari




Auteur : Liane MORIARTY
Editeur : Le Livre de Poche
Collection : -
Pages :  504 pages
Prix : 7,90€
Date de Publication : 06/04/2016









Synopsis :

Jamais Cecilia n’aurait dû lire cette lettre trouvée par hasard dans le grenier. Sur l’enveloppe jaunie, quelques mots de la main de son mari : « À n’ouvrir qu’après ma mort ». La curiosité est trop forte, elle l’ouvre et le temps s’arrête... John-Paul y confesse une faute terrible dont la révélation pourrait détruire non seulement leur famille mais la vie de quelques autres. À la fois folle de colère et dévastée par ce qu’elle vient d’apprendre, Cecilia ne sait que faire : si elle se tait, la vérité va la ronger, si elle parle, ceux qu’elle aime souffriront.




Mon Avis :

Lu dans le cadre du prix des lecteurs, je me suis lancée dans ce roman sans savoir grand chose dessus. Je crois d'ailleurs que je n'avais encore jamais lu un roman d'un ou une écrivain venant d'Australie.
Et au final ce fut une lecture rapide et agréable mais qui ne me marquera pas plus que ça.

Comme le dit le synopsis et le titre, nous avons bien ici à faire avec le thème du secret, de ses répercussions directes ou indirectes, et du fait que nous en avons tous. Car, il n'y a pas que le secret du mari qui est important ici : tous les personnages de cette histoire ont quelque chose à cacher.
D'ailleurs, concernant celui du mari, je l'ai deviné au bout d'une centaine de pages. Mais clairement, ce n'était pas je pense la finalité de l'auteur que de nous décrire cette "enquête". Il s'agit surtout d'une histoire de femmes : plus ou moins fortes, qui doivent jongler avec celles qu'elles sont et celles qu'elles veulent paraître aux autres. Car le plus gros des secrets que nous avons tous est bien cette part de nous que l'on cache aux autres, quelles qu'en soient les raisons. Et de fait, malgré nos certitudes, certains éléments nous échappent de toute façon, éléments qui changeraient notre façon de voir les choses sur les autres, sur un évènement, sur nous-mêmes.

Les thèmes abordés sont très bien traités et ce grâce à une plume sans fioritures et très fluide. Mais, et c'est un point qui m'a fait revoir ma note finale à la baisse, j'ai trouvé le dénouement plutôt facile et peu crédible : en tant que maman, je sais que je n'aurais jamais accepté le "marché" qui se conclut entre certains de nos personnages.

Une lecture idéale pour la plage sous un beau soleil et le bruit de la mer en fond sonore.


15/20

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