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mercredi 25 mai 2016

Comédie Française - ça a débuté comme ça...

Couverture Comédie française : Ça a débuté comme ça...



Auteur : Fabrice LUCHINI
Editeur : Flammarion
Collection : -
Pages :  244 pages
Prix : 19,00€
Date de Publication : 02/03/2016
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Synopsis :
 
Il nous a fait redécouvrir La Fontaine, Rimbaud et Céline. Il incarne l'esprit et le panache de la langue française. En prose, en vers et même en verlan, il a donné sa voix à d'immenses auteurs, auxquels il sait faire respirer l'air de notre temps - en racontant la fureur du Misanthrope à l'ère du téléphone portable, ou la sensualité de "La Laitière et le pot au lait" sur l'air d'une publicité pour Dim. Il a quitté l'école à quatorze ans pour devenir apprenti coiffeur. Il est aujourd'hui l'un de nos plus grands comédiens, célébré pour ses lectures-spectacles, couronné par la Mostra de Venise pour son rôle dans son dernier film, L'Hermine. Dans son autobiographie, Fabrice Luchini livre le récit d'une vie placée sous le signe de la littérature, à la recherche de la note parfaite.
 


Mon Avis :

J'aime Fabrice LUCHINI, je l'adore. J'aime l'écouter, j'aime le regarder jouer, j'aime son érudition et sa passion pour les beaux textes et notre belle langue française, j'aime sa folie douce. Et surtout j'aime le fait qu'il partage si bien cela avec nous.
Aussi, quand j'ai appris qu'il sortait un livre évidemment je l'ai ajouté dans ma bibliothèque sans aucune hésitation.
 
Et j'ai adoré. J'ai bien retrouvé l'homme, le personnage derrière ses écrits. J'ai ri, j'ai été bluffée par sa culture littéraire ( classique ou non ), j'ai appris à mieux connaître cet homme que j'admire.
 
L'auteur a bien souligné à maintes reprises qu'il n'avait aucune prétention littéraire derrière cet ouvrage mais, homme de talent, il a une réelle plume. Grinçante, cassante, pleine d'humour, mais aussi passionnée et communicative.
 
Il m'est difficile de parler plus avant de ce livre. Aussi je m'arrête là mais je ne peux que vous conseiller de lire cet ouvrage si tant est que vous aimiez un minimum une des nombreuses facettes de cet autodidacte qu'est Monsieur Fabrice Luchini.
 
 
18/20
 

 

dimanche 22 mai 2016

Les Lance Flammes

Couverture Les lance-flammes




Auteur : Rachel KUSHNER
Editeur : Le Livre de Poche
Collection : -
Pages :  600 pages
Prix : 8,60€
Date de Publication : 06/04/2016









Synopsis :

Reno a trois passions : la vitesse, la moto et la photographie. Elle débarque à New York en 1977 et s’installe à Soho, haut lieu de la scène artistique, où elle fréquente une tribu dissolue d’artistes rêveurs, narcisses qui la soumettent à une éducation intellectuelle et sentimentale. Reno entame alors une liaison avec l’artiste Sandro Valera, fils d’un grand industriel milanais qu’elle suit en Italie où ils sont bientôt emportés dans le tourbillon de violence des années de plomb. Un tour de force, un roman électrique au centre duquel Reno, jeune femme « en quête d’expériences », se construit face au miroir déformant de l’art et du mensonge.



Mon Avis :

Premier livre que j'ai lu dans la sélection de mai du prix des lecteurs du Livre de Poche et il était celui qui me tentait le moins. Je pense que je sais maintenant ce qui va me plaire ou pas, et cette fois encore mon intuition était la bonne. Je n'ai pas aimé ce livre.

Selon moi, autant l'histoire que l'écriture étaient trop brouillons. Ca partait dans tous les sens et j'ai vite été perdue, sans doute aussi parce que je n'avais aucun intérêt à suivre Reno et son histoire.

Je suis arrivée au bout de ma lecture avec un grand soulagement. Je me suis forcée à lire jusqu'à la fin parce que ce livre était dans la sélection de mai, sinon je l'aurais abandonné au bout de 50 pages.

Malgré tout, j'ai validé la lettre K de mon challenge ABC grâce à ce roman. Seul point positif...

7/20



vendredi 20 mai 2016

L'Intérêt de l'Enfant

Couverture L'intérêt de l'enfant



Auteur : Ian McEWAN
Editeur : GALLIMARD
Collection : Du Monde Entier
Pages :  229 pages
Prix : 18,00€
Date de Publication : 01/10/2015






Synopsis :

A l'âge de cinquante-neuf ans, Fiona Maye est une brillante magistrate à la Haute Cour de Londres où elle exerce en tant que spécialiste du droit de la famille. Passionnée, parfois même hantée par son travail, elle en délaisse sa vie personnelle et son mari Jack. Surtout depuis cette nouvelle affaire : Adam Henry, un adolescent de dix-sept ans atteint de leucémie, risque la mort et les croyances religieuses de sa famille interdisent la transfusion sanguine qui pourrait le sauver.
Avant de rendre son jugement, Fiona décide soudainement de se rendre à l'hôpital pour rencontrer Adam. Mais cette entrevue, au cours de laquelle elle découvre un jeune homme romantique, poète et musicien, la trouble. Désormais impliquée personnellement, la magistrate décide de tout faire pour sauver Adam. Seulement sa décision n'est pas sans conséquences et elle se retrouve unie au garçon par un lien étrange qui pourrait bien causer leur perte.
Dans ce court roman, Ian McEwan allie avec justesse la froideur de la justice à la poésie et à la musicalité qui imprègnent la vie des personnages. Dans un style limpide, il construit une de ces ambiances oppressantes dont il a la clé et fait preuve d'une complexité thématique impressionnante. A la lecture, les certitudes se dérobent : où s'arrête et où commence l'intérêt de l'enfant ?


Mon Avis :

Le premier livre de Ian McEwan que j'ai lu est "Expiation" que j'ai adoré. Aussi par la suite j'ai continué à découvrir son œuvre, dont notamment les très très bons "Samedi" et "Sur la Plage de Chesil". Cet auteur est vite devenu un incontournable pour moi et son dernier texte qu'est "L'Intérêt de l'Enfant" fait sans aucun doute parti de ses meilleurs selon moi.

Pourquoi ?
Tout d'abord, l'écriture. Sans aucun conteste l'une des plus belles des auteurs contemporains. Une plume remarquable, toujours juste et pleine de vérité qui nous décrit aussi bien des cas médicaux, que les sentiments et les questionnements de Fiona notre héroïne ( qu'ils soient sentimentaux ou liés à son travail ), ou encore un contexte ou un paysage ( la passage de la pluie qui tombe sur Londres est tout simplement magnifique ). Et enfin, Ian McEwan sait aussi nous offrir des dialogues savoureux, plein d'humour, de légèreté ou de questions fondamentales qui font forcément écho en nous.

Deuxième chose, et c'est l'une des forces de cet auteur, Ian McEwan s'empare d'un sujet et nous ouvre la porte à la réflexion sans jamais imposer son point de vue. Ici, dans ce roman pourtant court, de nombreuses questions, fondamentales selon moi, sont abordées : la liberté d'accepter un traitement médical ou pas, la place du droit dans la vie de tout un chacun ( à quel moment le droit devient une intrusion ?), la place des croyances religieuses face à la médecine et au droit.
Autant de questions que notre héroïne, Fiona qui traverse une crise conjugale et qui se rend compte à l'aube de ses soixante ans qu'elle s'est sans doute perdue dans son travail et a oublié de réellement vivre, va devoir trancher pour effectuer son jugement sur cette affaire où un adolescent de 17 ans atteint de leucémie refuse une transfusion sanguine car cela irait à l'encontre de ses croyances religieuses ( Les Témoins de Jéhovah en l'occurrence ).

"Cette histoire [...] était soit celle d'une femme au bord de la dépression nerveuse, qui commettait par sentimentalisme une erreur de jugement en tant que magistrate, soit celle d'un jeune homme qui serait délivré des croyances de sa secte, ou livré à ces mêmes croyances, au nom de l'intime conviction d'une cour laïque. Impossible que ce soit les deux à la fois."

Il m'a fallu du temps pour lire ce roman de deux cents pages environ car les thèmes abordés m'ont beaucoup intéressée aussi j'ai fait beaucoup de recherches pour approfondir un peu mes connaissances sur le sujet, et aussi parce que j'ai voulu prendre mon temps et savourer cette plume que je trouve tout simplement admirable.
Seul un choix de l'auteur vers la fin du roman qui m'a laissée plus que perplexe a empêché ce livre d'être un coup de cœur. Malgré tout ce fut une très bonne lecture que je recommande.
Ian McEwan travaille par ailleurs à l'écriture d'un scénario pour une adaptation cinématographique paraît-il et j'ai hâte de voir ce que cela pourrait donner.


18/20


samedi 14 mai 2016

Baad

Couverture Baad




Auteur : Cédric BANNEL
Editeur : ROBERT LAFFONT
Collection : La Bête Noire
Pages :  480 pages
Prix : 14,99€ ( Kindle )
Date de Publication : 04/05/2016










Synopsis :

« Baad » : se dit d’un homme mauvais, violent, cruel envers les femmes.
Barbarie
Des jolies petites filles, vêtues de tenues d’apparat, apprêtées pour des noces de sang.
Abomination

Deux femmes, deux mères. À Kaboul, Nahid se bat pour empêcher le mariage de sa fille, dix ans, avec un riche Occidental. À Paris, les enfants de Nicole, ex-agent des services secrets, ont été enlevés. Pour les récupérer, elle doit retrouver un chimiste en fuite, inventeur d’une nouvelle drogue de synthèse.
Affrontement

Il se croit protégé par ses réseaux et sa fortune, par l’impunité qui règne en Afghanistan. Mais il reste encore dans ce pays des policiers déterminés à rendre la justice, comme l’incorruptible chef de la brigade criminelle, le qomaandaan Kandar.
Déflagration

Nicole et Nahid aiguisent leurs armes. Pour triompher, elles mentiront, tortureront et tueront. Car une mère aimante est une lionne qui peut se faire bourreau.




Mon Avis :

Comme je l'ai dit après avoir lu les derniers mots de ce roman, La Bête envoie du lourd.

Nous suivons deux histoires en parallèle : celle de Nicole à Paris qui doit faire face à l'enlèvement de ses enfants et de son mari, et celle d'Oussama, le qomaandaan, qui doit enquêter sur des meurtres de petites filles à Kaboul. Evidemment, ces deux histoires finissent par s'imbriquer pour aboutir à un final explosif

Les personnages de cette histoire sont un des points forts de ce roman, et en particulier Oussama que j'ai tout simplement adoré. Comme beaucoup de flics que l'on peut retrouver dans les thrillers, Oussama a un passé difficile à porter mais ici, et c'est ce qui selon moi fait toute la différence, c'est un passé que l'on connaît. Oussama a combattu au côté de Massoud. Nous connaissons tous Massoud et son destin, les talibans, la destruction des Bouddhas de Bâmiyân, Al Qaïda, l'Etat Islamique : autant de références que l'on retrouve au fil de la lecture. Aussi il est plus facile de comprendre le traumatisme avec lequel il peut vivre.
Il y a aussi les personnages féminins, Nicole et Nahid mais aussi la femme d'Oussama, qui sont des femmes fortes. Des mères de famille qui sortent les griffes et plus encore pour protéger leurs enfants.

"La guerre avait été trop longue, trop violente. Guerre contre l'envahisseur russe, mais aussi guerre civile : traditionalistes contre modernistes, croyants contre communistes, djihadistes contre modérés, Tadjiks contre Pachtouns. Il y avait eu trop de combats, trop de clans, trop de camps. Il en était sorti des héros, comme Oussama, et des hommes brisés, fous [...]."

Autre point fort pour ce roman le contexte géopolitique qui est tellement intéressant et apporte du volume et une autre consistance à cette histoire. L'Afghanistan a été pour moi un personnage à part entière car je l'ai découvert grâce à cette histoire autrement qu'à travers ce que l'on dit ou en montre aux informations. Je porte désormais un autre regard sur ce pays qui tente tant bien que mal de se moderniser et d'avancer malgré les fléaux que sont la drogue, la corruption et les extrémistes qui continuent à le polluer.

"Tout n'était pas perdu. Il y avait encore cela : des hommes de bien. Des hommes qui pensaient à leur mission, qui avaient des valeurs, une éthique, une morale.
Autant de raisons d'espérer pour son pays."

Cédric Bannel connaît son sujet sur le bout des doigts et on s'en rend compte à chaque page. Alors bien sûr il faut s'accrocher pour retenir tous les noms des nombreux personnages, pour situer qui est qui et qui fait quoi, et pour bien comprendre toutes les ramifications intrinsèques à cette histoire mais vraiment ça vaut le coup. Il y a un sacré travail derrière l'écriture de ce livre qui est bien plus qu'une simple enquête policière.
J'ai appris qu'il existe une autre enquête du qomaandaan, "L'Homme de Kaboul", et elle va être à coup sûr une de mes prochaines lectures, mais j'espère aussi qu'il y en aura une nouvelle car je veux continuer à suivre Oussama et mieux le connaître.

Merci La Bête Noire et Netgalley pour m'avoir envoyer ce livre.


18/20


jeudi 12 mai 2016

Le Tour d'Ecrou

Couverture Le Tour d'écrou




Auteur : Henry JAMES
Editeur : Bibebook
Collection : ebook Kindle
Pages :  107 pages
Prix : Gratuit
Date de Publication : 14/03/2013
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Synopsis :
 
Existe-t-il plus grand plaisir que d'écouter des récits macabres, la veille de Noël, dans une vieille maison isolée ? Qu'il est diabolique le frisson qui glace alors les sangs... Qu'il est divin le cri des femmes épouvantées... Ce ne sont pourtant que des histoires... Tandis que celle-ci... Elle a été vécue... Par des enfants encore, deux petits orphelins, si admirablement gracieux, si serviables et si doux... Et leur gouvernante, une jeune fille des plus honnêtes. Ce qu'ils ont vu, ce qu'ils ont enduré et les circonstances extraordinaires des événements qui les ont... Mais non ! c'est trop horrible... Ça dépasse tout... en pure terreur ! Car le pire, c'est de savoir que, justement, on ne saura jamais tout...
 
 



Mon Avis :

J'ai toujours une appréhension à commenter les classiques car je ne m'en sens pas la légitimité. Je vais malgré tout essayer de vous faire part de mes sentiments après cette lecture et découverte d'Henry James.
 
Henry James est un contemporain et ami de Zola, et on peut le ressentir à sa plume qui comme celle de Zola ( que j'aime d'amour ) est très soigneuse et on le sent à chaque phrase. Mais quelques fois, le style d'Henry James était un peu trop ampoulé à mon goût.
James est aussi contemporain d'Edgar Allan Poe, et cela se retrouve dans le thème de l'histoire. Une histoire classifiée en horreur mais où tout est dans le non-dit et l'atmosphère. Comme le montre bien le synopsis, nous ne savons pas où est le vrai du faux, que va-t-il finalement se passer et comment cela va se terminer.
J'ai aimé la combinaison de ce style et de ce genre littéraire qui se marient finalement très très bien. A la lecture, j'ai vraiment été captée dans cette atmosphère sans aspérités où je lisais et faisais défiler les pages mais sans jamais savoir en qui et en quoi je devais croire.
 
Qu'en est-il de l'histoire car le synopsis en dit très peu ( ce qui n'est pas une mauvaise chose ) ? Une gouvernante se voit confier la charge de deux enfants, Miles et Flora, qui très vite vont lui paraître comme ayant des capacités sortant de l'ordinaire...
Là où Henry James est très fort c'est qu'outre le personnage de la gouvernante, les autres personnages de cette histoire ne semblent pas réels. Je n'ai jamais eu la sensation de les connaître, de les savoir bien présents dans l'histoire. C'était très étrange.
 
En résumé, j'ai beaucoup aimé cette lecture qui restera surtout pour moi une expérience en soi. J'ai vécu cette lecture plus que ne l'ai ressentie.
 
 
16/20

lundi 9 mai 2016

{ BILAN #4 } - Avril 2016

11 livres lus ( ou pas ) ce mois-ci : 3 BD qui font partie de mes sagas préférées en cours dans ce genre-là et 8 romans dont 1 en format numérique. Un total de 3593 pages.
 
2 livres abandonnés parmi ces 8 romans et 1 coup de foudre absolument gigantesque pour "Le Chant du Rossignol", qui rejoint "Americanah", "Le Cœur Régulier", "L'Elégance du Hérisson" ou encore "Anna Karénine" (entre autres) dans le Panthéon de mes lectures.
 
En résumé, du très très bon et du très décevant pour ce mois d'avril.
 
 
 
 
Silo, Hugh HOWEY - 10/20
La Végétarienne , Han KANG - 13/20
Vernon Subutex 1, Virginie DESPENTES - Abandon
 
 
 
 
Holmes, tome 3 : L'ombre du doute, CECIL & Luc BRUNSCHWIG - 18/20
Holmes, tome 4 : La dame de Scutari, CECIL & Luc BRUNSCHWIG - 18/20
Si c'est la Fin du Monde, Tommy WALLACH - 14/20
 
Couverture After, intégrale, saison 5 : After ever happy / L'éternité
 
 
 
After, Saison 5, Anna TODD - 14/20
Le Chant du Rossignol, Kristin HANNAH - 20/20
Les Carnets de Cerise, tome 4 : La déesse sans visage, Joris CHAMBLAIN & Aurélie NEYRET - 18/20
 
 
Couverture Auprès de moi toujours
 
Ne Pars Pas Sans Moi, Gilly MACMILLAN - 17/20
Auprès de Moi Toujours, Kazuo ISHIGURO - Abandon
 

Auprès de Moi Toujours

Couverture Auprès de moi toujours




Auteur : Kazuo ISHIGURO
Editeur : Editions des Deux Terres
Collection : -
Pages :  441 pages
Prix : 22,00€
Date de Publication : 02/03/2006
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Synopsis :
 
Kath, Ruth et Tommy ont été élèves à Hailsham dans les années quatre-vingt-dix ; une école idyllique, nichée dans la campagne anglaise, où les enfants étaient protégés du monde extérieur et élevés dans l’idée qu’ils étaient des êtres à part, que leur bien-être personnel était essentiel, non seulement pour eux-mêmes, mais pour la société dans laquelle ils entreraient un jour. Mais pour quelles raisons les avait-on réunis là ? Bien des années plus tard, Kath s’autorise enfin à céder aux appels de la mémoire et tente de trouver un sens à leur passé commun. Avec Ruth et Tommy, elle prend peu à peu conscience que leur enfance apparemment heureuse n’a cessé de les hanter, au point de frelater leurs vies d’adultes.
 
 
 
 
Mon Avis :
 
J'avais de grandes attentes en commençant ce livre car je n'avais pratiquement entendu que du bon, voire du très bon, à son sujet. Peut-être trop car malheureusement, je l'ai abandonné à la page 196...
 
Je n'ai jamais réussi à rentrer dans l'histoire. J'ai trouvé la plume de l'auteur poussive et souvent complexe. La structure narrative m'a laissée totalement dans le flou : à 100 pages lues, je ne comprenais toujours pas le thème et le but de cette histoire. J'étais perdue. Et ce ne sont pas les personnages qui ont rattrapé un peu tout ça car j'ai trouvé qu'on ne les connaissait toujours pas au moment où j'ai décidé de laisser tomber.
 
En bref, une grosse déception avec cette histoire et avec cet auteur sur lequel je fondais de grands espoirs. Dommage.
Mais j'ai avancé dans mon challenge ABC avec la lettre I.

samedi 7 mai 2016

Ne Pars Pas Sans Moi

Couverture Ne pars pas sans moi



Auteur : Gilly MACMILLAN
Editeur : LES ESCALES
Collection : Les Escales Noires
Pages :  468 pages
Prix : 21,90€
Date de Publication : 25/02/2016



Pour vous le procurer







Synopsis :

Un petit garçon de 8 ans est enlevé. Pour l'opinion et les médias, une seule coupable : sa mère. Et ils veulent sa peau... Alors qu'elle se promène dans les bois avec son fils Ben, Rachel le laisse partir devant elle jusqu'à l'aire de jeux. Quand elle arrive sur les lieux, Ben a disparu. Bientôt, médias et réseaux sociaux se déchaînent : Rachel est accusée d'être une mauvaise mère qui n'a pas veillé sur son fils...à moins qu'elle n'ait fait le coup ? Attaquée de toute part, soupçonnée par la police, Rachel ne peut se fier à personne : Elle seule peut découvrir la vérité et retrouver Ben.



Mon Avis :

Si le sujet de l'enlèvement d'enfant est souvent traité par les auteurs de polars/thrillers, l'auteure tire ici son épingle du jeu grâce à un traitement narratif des plus original.

Nous suivons en effet trois points de vue, trois façons d'aborder le sujet. Tout d'abord bien sûr Rachel, la mère de Ben, qui nous raconte la façon dont les choses se sont déroulées pour elle et ce qu'elle a vécu en tant que principale suspecte pour la presse et l'opinion publique. Seul petit bémol concernant ce traitement-ci : Rachel nous parle directement à nous lecteurs et quelques fois nous interpelle. C'est le genre de procédé qui me place en dehors du récit au lieu de m'y intégrer, je n'aime pas ça. Mais c'est un détail.
Ensuite, il y a l'inspecteur responsable de l'enquête. Mais nous le suivons une fois l'affaire classée. Il raconte en fait à une psy comment il a pu avancer dans son enquête et la façon dont celle-ci l'a affecté. Et c'est aussi très intéressant de voir quel impact peut avoir une telle disparition sur les policiers en charge.
Et enfin, nous avons l'opinion publique qui cloue la mère au piloris au travers d'articles de blog, de presse et d'échanges de mails. Là encore ce choix est fort intéressant car il nous fait remettre en question notre rapport à tout ces "faits divers" ( comme on les appelle aux infos ) que l'on commente et sur lesquels nous avons inévitablement un avis.

Le jeu des différentes narrations donne envie de lire sans discontinuer. Aussi c'est une lecture rapide et très addictive dans laquelle nous n'avons pas le temps de souffler. De plus, les personnages sont très attachants car réalistes et crédibles dans leurs émotions et leurs réactions.
Enfin, le dernier point positif de ce très bon thriller, c'est que l'auteure choisit d'aborder "l'après" : que deviennent les personnages touchés de près ou de loin par cette affaire et comment réapprennent-ils à vivre.

Pour conclure, un très bon thriller dont le traitement narratif fait toute l'originalité que je vous recommande.

Merci au site Netgalley et aux éditions LES ESCALES pour cet envoi.


17/20

jeudi 5 mai 2016

Le Chant du Rossignol

Couverture Le chant du rossignol




Auteur : Kristin HANNAH
Editeur : MICHEL LAFON
Collection : -
Pages :  525 pages
Prix : 20,50€
Date de Publication : 07/04/2016










Synopsis :

France, 1939. Dans le village de Carriveau dans la Loire, Vianne Mauriac fait ses adieux à son mari qui part au front et se retrouve seule avec sa fille. Elle ne peut imaginer que les nazis vont envahir le pays. Pourtant, lorsqu'un capitaine allemand réquisitionne sa maison, elle est forcée d'accueillir un officier sous son toit. Et fait le choix de protéger sa fille avant la liberté de son pays... Sa sœur Isabelle, 18 ans, a passé son enfance dans des pensionnats depuis la mort de leur mère, et son père décide de l'envoyer vivre avec Vianne. Mais son tempérament rebelle met en danger leurs vies à toutes. Isabelle décide donc de partir vivre à Paris, le jour de l'entrée des Allemands dans la ville. Impétueuse et pleine d'idéaux, elle s'engage très vite dans la Résistance sous le nom de code " Le Rossignol " et fait régulièrement passer des aviateurs anglais en Espagne. Deux sœurs, deux destins et deux façons de survivre à la guerre et à l'envahisseur. Un grand roman sur l'amour, la liberté, les idéaux et sur le rôle des femmes pendant la guerre.


Mon Avis :

"Si j’ai appris une chose dans cette longue vie qui a été la mienne, c’est ceci : dans l’amour, nous découvrons qui nous voulons être ; dans la guerre, nous découvrons qui nous sommes. Les jeunes d’aujourd’hui veulent tout savoir sur tout. Ils pensent qu’il suffit de parler d’un problème pour le résoudre. Mais je suis issue d’une génération plus sobre. Nous comprenons la valeur de l’oubli, l’attrait de la réinvention. Ces derniers temps, pourtant, je m’étonne de repenser à la guerre et à mon passé, aux gens que j’ai perdus. Perdus. Ce mot donne l’impression que j’ai égaré les êtres qui me sont chers ; comme si je les avais laissés à un endroit qui leur était étranger avant de m’éloigner, trop troublée pour retrouver mon chemin. Ils ne sont pas perdus. Ils ne sont pas non plus dans un monde meilleur. Ils sont partis. Maintenant que la fin de mes jours approche, je sais que le chagrin, tout comme le regret, s’inscrit dans notre ADN et fait à tout jamais partie de nous. "

Ce sont les premières phrases du roman qui d'ores et déjà m'ont fait tomber amoureuse du style de Kristin HANNAH. Nous sommes alors en 1995 et une des deux sœurs que nous allons suivre, nous ne savons pas laquelle jusqu'à la fin du roman, se souvient de ses années de guerre.

Deux sœurs, deux femmes fortes, deux façons de voir la vie, deux façons de vivre la guerre, deux façons d'aimer, deux façons de résister et de survivre à cette guerre qui va faire voler en éclat toutes leurs certitudes et convictions.
Je les adorées. Autant Vianne qu'Isabelle. Car comment savoir celle que nous aurions été ?  
Il m'est très difficile d'écrire cette chronique car ce roman est époustouflant, beau, touchant, perturbant, poignant parce que tellement réaliste. Aussi j'ai mis une semaine à le lire car j'avais besoin de prendre des respirations entre deux crises de larmes. Car oui, à partir d'une scène avec le père de Vianne et Isabelle je n'ai pratiquement plus cessé de pleurer en lisant ce sublime roman. Evidemment à cause du contexte choisi mais aussi tout simplement parce que j'aime ces personnages et que je vivais littéralement les mêmes émotions qu'elles.

Car selon moi, ce livre est avant toute chose un roman sur l'amour. L'Amour avec un grand A, l'amour sous toutes ses formes, l'amour là où on ne l'attend pas, l'amour caché, l'amour contrarié, l'amour interdit, l'amour fraternel, l'amour paternel, l'amour maternel, l'amour sans raisons, l'amour absolu. L'amour de l'autre qui nous fait déplacer des montagnes et dépasser nos limites.

" - Isabelle paraît inébranlable. Elle a une carapace d'acier, mais qui protège un cœur d'artichaut. Ne lui faites pas de mal, voilà ce que je suis en train de vous dire. Si vous ne l'aimez pas...
 - Je l'aime.
 Vianne le regarda attentivement.
 - Est-ce qu'elle le sait ?
 - J'espère que non.
 Vianne n'aurait pas compris cette réponse un an plus tôt. Elle n'aurait pas compris comme l'amour pouvait avoir un côté sombre, pourquoi le fait de le cacher était parfois la chose la plus généreuse que l'on pouvait faire. "

Il y a bien longtemps que je n'ai pas ressenti des sentiments aussi forts en lisant un roman. Ce livre est évidemment un coup de cœur, il est même un coup de foudre littéraire et est ma meilleure lecture de cette année. Il sera difficile de le détrôner car c'est le genre de livre que je porte avec moi en permanence, auquel je repense souvent, le genre de livre qui fait maintenant partie de moi. Une Merveille.


20/20