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mercredi 30 mars 2016

Gardiens des Cités Perdues, Tome 1

Gardiens des Cités Perdues (Gardiens des Cités perdues, #1)



Auteur : Shannon MESSENGER
Editeur : LUMEN
Collection : -
Pages : 510
Prix : 15,00€
Date de Publication : 15/05/2014


Pour vous le procurer







Synopsis :

Depuis des années, Sophie sait qu’elle n’est pas comme tout le monde. Elle se sent à part à l’école, où elle n’a pas besoin d’écouter les cours pour comprendre. La raison ? Elle est dotée d’une mémoire photographique… Mais ce n’est pas tout : ce qu’elle n’a jamais révélé à personne, c’est qu’elle entend penser les autres comme s’ils lui parlaient à voix haute. Un casque vissé sur la tête pour empêcher ce bruit de fond permanent de la rendre folle, elle se promène un matin avec sa classe au musée d’Histoire naturelle quand un étrange garçon l’aborde. Dès cet instant, la vie qu’elle connaissait est terminée : elle n’est pas humaine et doit abandonner son existence entière pour rejoindre un autre univers, qu’elle a quitté douze ans plus tôt. L’y attendent une pléiade de nouveaux condisciples, amis et ennemis, et une question obsédante : qui est-elle ? Pourquoi l’a-t-on cachée dans le monde des humains ? Pourquoi n’a-t-elle que des souvenirs partiels de son passé ?
 
 
Mon Avis :
 
Après ma lecture précédente ( "Une Constellation de Phénomènes Vitaux" ) qui avait été dense et prenante émotionnellement, j'avais besoin d'une lecture rapide et facile. Rapide avec un livre de 510 pages ? Oui, car c'est un livre jeunesse que j'ai lu en deux jours. Et un très bon livre jeunesse de surcroit.
 
Nous suivons Sophie qui a 12 ans et qui va voir sa vie et ses repères totalement chamboulés le jour où on lui apprend qu'elle n'est pas humaine et que sa vie est ailleurs. De faux-airs de Harry Potter me direz-vous ? Hormis cet aspect-là il n'y a rien de similaire car Sophie n'est pas une sorcière et vit dans une famille qui l'aime profondément. Aussi la séparation inévitable est bien plus douloureuse pour notre jeune héroïne. Heureusement, elle est pleine de ressources et de capacités d'adaptation pour son jeune âge. Je ne vais pas en dévoiler plus sur l'intrigue, ni vous dire ce qu'est finalement Sophie, c'est bien mieux de le découvrir en lisant le livre.
 
Malgré tout, il faut souligner le monde foisonnant et la mythologie intéressante mis en place par l'auteur. Même si il y a beaucoup, presque trop, de choses à assimiler, surtout en sachant que c'est un ouvrage destinés aux enfants à partir de 12 ans. Il est incontestablement moins facile d'accès que le premier tome d'Harry Potter à mon avis, s'il faut vraiment les comparer. Car ici aussi nous entrons dans une saga d'au moins cinq tomes.

Concernant l'écriture, je précise que c'est ici le premier roman de Shannon MESSENGER et même si pendant une centaine de pages au début du roman j'ai ressenti quelques longueurs sa plume est vraiment fluide et adaptée pour les enfants car il y a beaucoup de dialogues.
 
Un bémol tout de même mais qui n'a rien à voir avec le contenu mais avec le support livre : j'ai trouvé pas mal de coquilles, du moins assez pour que je le remarque et que j'en parle ( chose que je ne fais jamais habituellement).
 
En conclusion, un très bon premier tome d'une saga qui présage de très bonnes choses pour la suite. Et je devrai lire le deuxième tome assez rapidement.
 
 
16/20
 
 

lundi 28 mars 2016

Une Constellation de Phénomènes Vitaux




Auteur : Anthony MARRA
Editeur : LE LIVRE DE POCHE
Collection : -
Pages : 544
Prix : 8,10€
Date de Publication : 06/01/2016










Synopsis :

Dans un village enneigé de Tchétchénie, Havaa, une fillette de huit ans, regarde, cachée dans les bois, les soldats russes emmener en pleine nuit son père, accusé d’aider les rebelles. De l’autre côte de la rue, Akhmed, son voisin et ami de sa famille, observe lui aussi la scène, craignant le pire pour l’enfant quand les soldats mettent le feu à la maison. Mais quand il trouve Havaa tapie dans la forêt avec une étrange valise bleue, il prend une décision qui va bouleverser leur vie. Il va chercher refuge dans un hôpital abandonné où il ne reste qu’une femme pour soigner les blessés, Sonja Rabina.
À la fois récit d’un sacrifice et exploration du pouvoir de l’amour en temps de guerre, Une constellation de phénomènes vitaux est surtout une œuvre portée par le souffle profond de la compassion, vers ce qui doit être et ce qui demeure.




Mon Avis :

"Vie : Une constellation de phénomènes vitaux - organisation, irritabilité, mouvement, croissance, reproduction, adaptation."

Comme le dit si joliment le titre de ce roman, nous suivons tout simplement des vies. Des vies qui s'entremêlent, se croisent, se trahissent, s'aiment dans le contexte de la guerre en Tchétchénie.

Pour cela, l'auteur a choisi une construction non linéaire, éparpillée, brisée tout comme les vies qu'il essaie de reconstruire pour nous et le pays dans lequel tout ceci se déroule. C'est un tour de force car au fil de la lecture tout se recoupe. Même si cela demande une réelle concentration et du temps de lecture car nous entrons dans l'histoire en 2004 puis nous allons en 1991 pour revenir en 2001 et ainsi de suite. Par ailleurs, nous suivons à chaque changement temporel un personnage différent. Rien que cette construction est absolument remarquable.

Nous rencontrons de nombreux personnages mais les principaux sont Havaa, Akhmed et Sonja. Je les ai adorés. Une réelle empathie, voir compassion, s'est créée. Anthony MARRA a un vrai talent pour nous rendre ses personnages vivants, consistants, présents. De plus, les relations qu'il crée entre eux sont tellement intenses (peut-être est-ce dû aussi au contexte) que j'ai ri et surtout pleuré en suivant leurs évolutions et leurs histoires.

Grâce à la magnifique plume de l'auteur, dense et poétique, je me suis régalée à lire ce livre malgré quelques passages qui ont été difficiles à lire (scènes de torture tellement détaillées que j'ai dû faire une pause avant de reprendre ma lecture) . Seul petit bémol, il y avait peut-être quelques longueurs. Mais rien de rédhibitoire.

Je ne vais pas entrer précisément dans l'histoire car découvrir au fil de la lecture les différents liens, les destins c'est ce qui m'a le plus plu et impressionnée car le travail de l'auteur à ce niveau-là est encore une fois remarquable surtout pour un premier roman. Je vais attendre sa prochaine sortie et je la lirai sans hésiter, peut-être même en VO pour découvrir son style brut.

Je me rends compte en écrivant ce billet que j'ai peut-être bien eu un coup de cœur à retardement, le temps de digérer cette histoire si belle et si dense... Sans surprise, ce livre est celui pour lequel je vote pour le mois de mars et s'il vous plaît lisez-le !


19/20

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jeudi 24 mars 2016

[La Bibliothèque de Salomé #1] - Mon Supermarché Animé / Ma Librairie Animée

Couverture Mon supermarché animé

Couverture Ma librairie animée


Illustratrices : Mélanie COMBES et Marion BILLET
Editions : NATHAN
Parution : Janvier 2016
Prix : 6,90€ l'unité

Tourner, tirer, pousser... pour découvrir les surprises de ces livres animés très solides, conçus pour les petits doigts agiles.

Notre Avis :
Tout d'abord, je tiens à remercier les éditions Nathan et plus particulièrement Samia d'avoir permis à Salomé de découvrir ces livres.
Après quelques semaines de découvertes, Salomé aime vraiment beaucoup ces deux livres et plus particulièrement celui sur le supermarché car quand elle l'ouvre, je la cite, elle va "aux courses".
Evidemment, c'est le côté interactif et participatif des livres qui lui plaît beaucoup. Il y a des roues à tourner pour découvrir de nouvelles images, il faut suivre le sens des flèches à faire glisser pour que l'action décrite se déroule directement sous ses yeux. Dans celui du supermarché, il y a même des questions auxquelles l'enfant doit répondre en regardant l'image.



Concernant le graphisme et l'objet livre, même s'il s'agit de deux illustratrices différentes, on retrouve les dessins qui sont bien spécifiques aux éditions NATHAN (on les retrouve dans les KIDIDOC par exemple), et le livre qui est cartonné et avec des pages bien épaisses est parfait pour les petites mains de nos loulous.
En résumé, de très très bons livres pour les enfants à partir de 12 mois mais plus l'enfant grandit et plus il y a de possibilités pour découvrir ces univers.

mercredi 23 mars 2016

La Fille du Train





Auteur : Paula HAWKINS
Editeur : SONATINE
Collection : -
Pages : 379
Prix : 21,00€
Date de Publication : 07/05/2015
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Synopsis :
 
Depuis la banlieue où elle habite, Rachel prend le train deux fois par jour pour aller à Londres. Le 8 h 04 le matin, le 17 h 56 l’après-midi. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe, lors d’un arrêt, une jolie maison en contrebas de la voie ferrée. Cette maison, elle la connaît par cœur, elle a même donné un nom à ses occupants qu’elle voit derrière la vitre. Pour elle, ils sont Jason et Jess. Un couple qu’elle imagine parfait, heureux, comme Rachel a pu l’être par le passé avec son mari, avant qu’il ne la trompe, avant qu’il ne la quitte. Rien d’exceptionnel, non, juste un couple qui s’aime. Jusqu’à ce matin où Rachel voit un autre homme que Jason à la fenêtre. Que se passe-t-il ? Jess tromperait-elle son mari ? Rachel, bouleversée de voir ainsi son couple modèle risquer de se désintégrer comme le sien, décide d’en savoir plus sur Jess et Jason. Quelques jours plus tard, c’est avec stupeur qu’elle découvre la photo de Jess à la une des journaux. La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell, a mystérieusement disparu…
 
 
Mon Avis :
 
Enfin j'ai réussi à mettre la main sur ce thriller qui fait autant de bruit, tant en VO qu'en français. Aussi c'est avec beaucoup d'attentes que j'ai commencé ma lecture. Et autant le dire tout de suite, je n'ai pas été bluffée comme l'ont été beaucoup de personnes. Pourquoi ? Parce que, bizarrement, j'avais deviné le pourquoi du comment au bout d'une centaine de pages alors que d'habitude je ne vois jamais rien venir...
 
Malgré tout, il est indéniable que c'est un très très bon thriller. Surtout pour un premier roman. Paula Hawkins a un réel talent d'écriture mais en plus il est palpable qu'elle l'a beaucoup travaillé. Pour autant, la lecture reste fluide et ce livre est un vrai "page turner".
L'histoire est construite autour de trois points de vue et deux temps d'action. Nous suivons principalement Rachel qui a perdu tout ce qui faisait sa vie et qui est tombée dans l'alcoolisme. Il y a ensuite Anna qui est la nouvelle femme de l'ex-mari de Rachel et qui veut simplement vivre tranquillement sa vie de jeune maman. Et enfin, dans un contexte temporel antérieur de quelques mois à celui de Rachel et Anna, nous suivons Megan, la femme qui a disparu.
Trois femmes qui ont bien plus en commun qu'elles ne le pensent. Cependant, si j'ai ressenti de l'empathie pour Rachel, Anna et Megan m'ont été franchement antipathiques. Peut-être parce que Rachel est le personnage qui est sans doute le plus développé.
 
"Je ne sais pas si ce que je vois, ce que je ressens, est vrai ou non, imagination ou souvenir."
 
Cette citation est la clé de ce roman. En effet, Rachel n'est pas un personnage fiable : elle ne se fait pas confiance à cause de son alcoolisme. En conséquence, nous lecteurs nous ne savons pas non plus si ce que nous lisons est pertinent. Tout comme Rachel, nous sommes perdus et ne pouvons donner de réel crédit à ses propos.
Par ailleurs, Paul Hawkins nous mène également en bateau en jouant avec les pronoms et sans désigner réellement les personnages. Par exemple : "c'est sa voix" mais la voix de qui on ne sait pas.
 
La force de ce thriller est là : vous êtes dans le flou pendant 400 pages, si par chance et contrairement à moi vous ne devinez pas le fin mot de l'histoire au bout de 100 pages... Pour conclure, évidemment je vous conseille fortement cette lecture et j'ai hâte de voir ce que Paula Hawkins nous réserve encore.
 
 
16/20

dimanche 20 mars 2016

Check-Point

Couverture Check-point





Auteur : Jean-Christophe RUFIN
Editeur : GALLIMARD
Collection : -
Pages : 379
Prix : 21,00€
Date de Publication : 10/04/2015








Synopsis :

Maud, vingt et un ans, cache sa beauté et ses idéaux derrière de vilaines lunettes. Elle s'engage dans une ONG et se retrouve au volant d'un quinze tonnes sur les routes de la Bosnie en guerre. Les quatre hommes qui l'accompagnent dans ce convoi sont bien différents de l'image habituelle des volontaires humanitaires. Dans ce quotidien de machisme, Maud réussira malgré tout à se placer au centre du jeu. Un à un, ses compagnons vont lui révéler les blessures secrètes de leur existence. Et la véritable nature de leur chargement. À travers des personnages d'une force exceptionnelle, Jean-Christophe Rufin nous offre un puissant thriller psychologique. Et l'aventure de Maud éclaire un des dilemmes les plus fondamentaux de notre époque. À l'heure où la violence s'invite jusqu'au cœur de l'Europe, y a-t-il encore une place pour la neutralité bienveillante de l'action humanitaire? Face à la souffrance, n'est-il pas temps, désormais, de prendre les armes?



Mon Avis :

J'ai toujours un réel plaisir à commencer un nouveau livre de Jean-Christophe RUFIN qui est l'un de mes auteurs favoris depuis que je l'ai découvert avec "Le Grand Cœur" qui a été un énorme coup de cœur. Ce livre est dans la veine de son "Katiba" : un sujet d'actualité que l'auteur prend à bras le corps pour nous en montrer toutes les complexités grâce à ses expériences personnelles. Il a en effet été médecin et diplomate.

Concernant ce livre, Jean-Christophe RUFIN a été président d'Action contre La Faim. Aussi, nous voyons rapidement qu'il connaît et maîtrise son sujet sur le bout des doigts.
Pour ma part, je ne connais que trop peu ce sujet de l'humanitaire qui est bien plus complexe qu'il n'y paraît. Ce roman nous montre que les ONG et autres actions humanitaires ne regroupent pas que des personnes ayant une réelle motivation d'aide aux plus démunis.
Si nous pouvons avoir une vision faussée de l'humanitaire depuis notre confort occidental, j'ai trouvé que Maud, l'héroïne du livre, était cepedant bien trop naïve. Car, elle semble être engagée dans ce convoi en Bosnie sans avoir pris de réelles informations sur ce qui se passe sur le terrain, sans se poser beaucoup de questions. Et j'ai du mal à enviasger une personne choisir une carrière dans l'humanitaire sans s'intéresser un tant soit peu au contexte social et politique des pays dans lesquels elle va travailler.

Malgré tout, grâce à la plume de Jean-Christophe RUFIN qui comme toujours nous immerge dans son monde et son histoire en deux pages, ce fut une agréable lecture. Dans l'humanitaire, on découvre des pays, des personnes, des histoires personnelles et générales, mais aussi et surtout on se découvre soi-même. Et c'est aussi le cas pour Maud qui au fil de l'histoire acquiert enfin des opinions franches et même des convictions.

"Elle avait toujours déploré que la plupart des gens ne soient pas capables de comprendre la complexité des choses. Les paradoxes la séduisaient. Ils étaient comme l'aliment de l'intelligence."

Cette citation résume assez bien ce roman dans lequel il est impossible de prendre parti pour l'un ou pour l'autre au moment où les personnes du convoi sont séparées, chacuns ayant des intentions différentes. La situation du roman est complexe, le contexte de guerre dans lequel les personnages évoluent est complexe, et il est complexe pour moi d'avoir un avis tranché sur ce livre car je sais que j'ai aimé le lire mais il me reste tout de même un arrière-goût d'inachevé...

15/20 






vendredi 18 mars 2016

Le Bonheur National Brut

Couverture Le bonheur national brut





Auteur : François ROUX
Editeur : Le Livre de Poche
Collection : -
Pages : 764
Prix : 8,90€
Date de Publication : 04/01/2016








Synopsis :

Le 10 mai 1981, la France bascule à gauche.
Pour Paul, Rodolphe, Benoît et Tanguy, dix-huit ans à peine, tous les espoirs sont permis.
Trente et un ans plus tard, que reste-t-il de leurs rêves, au moment où le visage de François Hollande s’affiche sur les écrans de télévision ?
Le bonheur national brut dresse, à travers le destin croisé de quatre amis d’enfance, la fresque sociale, politique et affective de la France de ces trois dernières décennies. Roman d’apprentissage, chronique générationnelle : François Roux réussit le pari de mêler l’intime à l’actualité d’une époque, dont il restitue le climat avec une sagacité et une justesse percutantes.


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Mon Avis :

Deuxième lecture du mois de mars pour le prix des lecteurs du Livre de Poche. Comme le dit la quatrième de couverture, nous suivons quatre amis de lycée, Paul, Rodolphe, Benoît et Tanguy, dans leur apprentissage de la vie tout simplement.
Après leur bac, au moment où nous les rencontrons, Paul forcé par son père à faire médecine se découvre une vocation pour le théâtre, Rodolphe s'engage en politique, Benoît choisit de se consacrer à sa passion pour la photo, et Tanguy trace son chemin dans le milieu de la finance.
Nos quatre héros sont pleins d'espoir, de convictions (voir de certitudes) et d'ambitions, que ce soit d'un point de vue politique, personnel ou professionnel. Cependant, à l'heure de faire les comptes à la moitié de leurs vies respectives, le bilan est loin d'être réjouissant.

"Nous avions tellement voulu grandir et nous frotter à la vie que nous en avions oublié de préserver la part la plus belle de nous-mêmes : notre innocence."

Alors est-on forcément déçu avec le temps qui passe? Car sans vous dévoiler la fin, aucun des quatre amis n'a réellement un happy end. Cependant, le livre termine sur une fin ouverte qui nous laisse le choix de notre interprétation.

Concernant les personnages, il n'y en a pas un qui est sorti du lot pour moi, dans le sens où je ne me suis pas sentie plus proche de l'un que d'un autre. Malgré le fait que les quatre garçons peuvent être quelques fois un peu archétypaux, aucun n'est parfait : ils sont facilement compréhensibles de ce fait car nous nous retrouvons forcément en eux d'une manière ou d'une autre. Par ailleurs, ce sentiment est accentué par le fait que l'auteur les place dans un contexte politique, géographique, sociétal, qui est le nôtre. Nous avons vécu les évènements qu'ils traversent et nous reconnaissons dans leurs réactions.

Enfin, l'écriture de l'auteur est des plus fluides et, de mon point de vue, va à l'essentiel. Mais malgré tout ceci, ce livre n'est pas un coup de cœur car il y a un évènement dans les cinquante dernières pages qui est arrivé pour moi comme un cheveu sur la soupe.  J'ai eu le sentiment d'une obligation de rajouter du "réalisme" ou de l'empathie avant de terminer l'histoire. Et cela m'a semblé d'aucune utilité.

Cependant, je conseille cette lecture aux personnes qui avaient lu et aimé "Le Club des Incorrigibles Optimistes" de Jean-Michel GUENASSIA car c'est un peu la même ambiance que l'on retrouve dans ce livre avec cette dynamique de groupe.
Je vais terminer cette chronique par les dernières phrases du roman qui le concluent brillamment :

"C'est certain, le bonheur n'est pas du tout une affaire sérieuse. C'est même, j'en suis convaincu, la seule chose au monde que l'on devrait prendre à la légère."


16/20



vendredi 11 mars 2016

La Symphonie des Abysses - Tome 1

Couverture La symphonie des abysses, tome 1





Auteur : Carina ROZENFELD
Editeur : Robert Laffont
Collection : R.
Pages : 457
Prix : 17,90€
Date de Publication : 13/02/2014
 
 
 
 
 
 
 
 
Synopsis :
 
Un chant de liberté s'élève du fond des abysses, mais comment répondre à son appel quand un mur infranchissable vous en sépare ? L'Anneau, cet immense atoll avec en son centre le Cercle – une étendue d'eau de mer parfaitement circulaire – est cerné par le Mur, une haute barrière d'une trentaine de mètres, électrifiée, infranchissable. Sous son ombre, des hommes et des femmes vivent là, répartis dans des villes et villages si éloignés les uns des autres qu'ils ont oublié leurs existences respectives. Un point commun relie pourtant ces différentes communautés : le Règlement Intérieur et son code ultra restrictif. Trois personnages principaux : Abrielle, Sa et Ca. Trois destins différents qui vont finir par se croiser pour composer la mystérieuse Symphonie des Abysses. Abrielle est une réminiscente. Elle porte en elle des mélodies et des chants dans un village ou la musique est strictement prohibée, ou la pratiquer est devenu un crime. Jusqu'au jour ou elle entend un chant qui vient des profondeurs de la mer : la Symphonie des Abysses. C'est pour cette raison qu'elle devra tout quitter et laisser derrière elle les seuls repères de son existence... Quant à Sa et Ca, deux Neutres, ni hommes ni femmes, ils s'aiment dans une ville ou les sentiments sont interdits. Deux futurs hommes qui vont devoir fuir leur quotidien afin de devenir les adultes qu'ils veulent être. Tous les trois finiront par se retrouver afin de construire leur identité et changer le destin de l'Anneau, grâce à la Symphonie des Abysses...
 
 
Mon Avis :
 
Je voulais découvrir Carina ROZENFELD depuis longtemps mais sans savoir par où commencer. J'ai trouvé ce roman, premier tome d'une duologie, à ma médiathèque alors je me suis lancée avec celui-ci car en plus le résumé me tenter beaucoup.
 
Ne faisons pas durer le suspense, j'ai été plutôt déçue par ma lecture. J'ai trouvé qu'il y avait beaucoup de longueurs et de répétitions avant que l'action prenne un tour intéressant.
Cependant, je me dis que cette présentation détaillée des trois personnages principaux et de leur environnement est peut-être nécessaire pour le tome 2. En effet, s'il y a peu d'actions, l'auteur a néanmoins pris le temps de réellement développer et approfondir le monde et les personnages qu'elle a créés. Et ce avec une plume poétique et musicale qui est un vrai plaisir à lire :
 
"Elle reporta ses pensées sur ce qu'elle était en train de faire, et écouta la pluie qui tombait. Le rythme de ses coups sur la vitre, Ticatac, Ticatac. Tac, Tac. Le tintement des gouttes rebondissant sur le cadre de la fenêtre, Tsing, Tsing. Elle se surprit à sourire. Wilrick pouvait prêcher tant qu'il le voulait, la musique était là, partout, si on voulait l'entendre. Et cela, même Braden et son titre tout-puissant ne pourraient le lui enlever."
 
Par ailleurs, le monde crée est vraiment original et bien exploité car au-delà d'une simple histoire pour jeunes adultes il y a une réelle réflexion sur la tolérance et l'acceptation de l'autre soulevait ici.
Pour cette raison et parce que l'action décolle dans les derniers pages, je lirai le dernier tome. Je conseille aussi cette lecture rien que pour l'écriture de Carina ROZENFELD qui détonne réellement dans le monde du Young-Adult.
 
 
13/20

jeudi 10 mars 2016

Mémé dans les Orties

Couverture Mémé dans les orties




Auteur : Aurélie VALOGNES
Editeur : Le Livre de Poche
Collection : -
Pages : 264
Prix : 7,10€
Date de Publication : 09/03/2016









Synopsis :

Ferdinand Brun est atypique.
Le genre de vieux monsieur qui boude la vie et s’ennuie à (ne pas) mourir.
Tel un parasite, il occupe ses journées en planifiant les pires coups possibles qui pourraient nuire et agacer son voisinage.
Il suffit d’un nœud qui se relâche et laisse partir son seul compagnon de vie, Daisy sa chienne, pour que tout s’écroule.

Quand Juliette, une fillette de dix ans, et Béatrice, la plus geek des grands-mères, forcent littéralement sa porte pour entrer dans sa vie, Ferdinand va être contraint de se métamorphoser et de sortir de sa chrysalide, découvrant qu’il n’est jamais trop tard pour commencer à vivre…
 
 
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Mon Avis :
 
Nouveau mois, nouvelle sélection pour le prix des lecteurs du Livre de Poche, et voici ma première lecture qui m'a fait passer un bon moment.
 
Les personnages de cette histoire sont tous absolument attachants. Ferdinand est un vieil homme bougon et acariâtre mais que l'on aime quand même car il est très drôle dans ses réflexions. Par exemple :
""Chieuse" n'est pas dans le dictionnaire. C'est la meilleure! Il faudra qu'on m'explique pourquoi on y met que des mots qui servent jamais! Est-ce qu'on se sert de "chiffe" ou de "chiton"? C'est peut-être mon dictionnaire qui est trop vieux. 1993. Les chieuses existaient déjà, non? "."
Evidemment, Ferdinand va changer grâce à l'arrivée de plusieurs femmes et d'une petite fille de 10 ans, Juliette. Cette petite fille précoce et diablement intelligente m'a fait penser à Paloma dans "L'Elégance du Hérisson" (un de mes livres préférés de tous les temps).
 
"Mémé dans les Orties" est le premier court roman d'Aurélie Valognes dont l'écriture fluide est très agréable. J'ai retrouvé avec cette histoire l'ambiance des romans de Barbara Constantine ou de Marie-Sabine Roger ("La Tête en Friche" que j'adore, autant en livre qu'en film). C'est un roman feel-good qui donne le sourire.
 
 
14/20