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samedi 27 février 2016

La Galerie des Maris Disparus






Auteur : Natasha SOLOMONS
Editeur : Le Livre de Poche
Collection : -

Pages : 449
Prix : 7,90€
Date de Publication : 10/02/2016










Synopsis :

Londres, fin des années 1950. Le jour de son anniversaire, le mari de Juliet Montague s’est volatilisé. Ni veuve ni divorcée, elle n'a pas le droit de refaire sa vie selon les règles de la communauté juive à laquelle elle appartient. Elle s'efforce d'assumer le quotidien et d'élever au mieux ses deux enfants, Frieda et Leonard. Un an plus tard, alors qu’elle fête ses 30 ans, Juliet prend une décision insensée : elle s'offre un portrait à son effigie. C’est le début d’une nouvelle vie. Passionnée de peinture, elle va peu à peu repérer les talents émergents, frayer avec le gotha artistique de la capitale et ouvrir sa propre galerie. Seulement, la jeune femme reste enchaînée. Pour se sentir tout à fait libre, il lui reste un mystère à élucider...

Mon Avis :

Troisième et dernier livre de la sélection de février pour le prix des lecteurs du Livre de Poche, il était celui qui de prime abord me tenter le plus. On y parle de Londres, de peinture, d'une femme forte et indépendante, autant de sujets qui m'intéressent. Et pas de déception pour moi. Ce roman est celui que j'ai préféré parmi les trois de la sélection.

Juliet, notre héroïne, fait partie d'une famille fortement ancrée et attachée à sa culture juive. Elle essaie tant bien que mal de s'y soustraire également malgré ses convictions profondes jusqu'au jour où son mari disparaît brusquement. Son époux volatilisé, et sans possibilité de divorcer car dans la culture juive seul un homme peut choisir de divorcer, elle devient une "aguna". Outre les responsabilités qui lui incombent maintenant qu'elle est seule avec ses deux enfants, c'est aussi la réputation de sa famille qui est brisée par cette histoire.
Mais Juliet est une femme courage et cet évènement sera pour elle un déclic. Elle fait le choix de vivre la vie dont elle a toujours rêvé, une vie pleine de couleurs car elle est passionnée de peinture. Sa rencontre avec un jeune peintre qui lui propose de faire son portrait sera le début de sa nouvelle vie tournée vers l'art et l'accomplissement de soi.

L'auteur a choisi de construire son récit autour des différents tableaux qui ont marqués la vie de Juliet : un tableau pour un épisode de vie précis. C'est de cette façon que l'on découvre toute la vie passionnante de Juliet. Outre le thème de l'art c'est celui de l'émancipation de la femme qui est le thème central de cette œuvre selon moi. Cette jeune femme qui prend son destin à bras le corps malgré les convenances de l'époque et de la culture dans laquelle elle a grandi est une histoire forte. Ce sont aussi toutes ces histoires personnelles mises bout à bout qui font avancer la cause féministe.


16/20















jeudi 25 février 2016

Les Disparus du Clairdelune, La Passe-Miroir Tome 2

Couverture La Passe-miroir, tome 2 : Les Disparus du Clairdelune



Auteur : Christelle DABOS
Editeur : Gallimard Jeunesse

Collection : -
Pages : 551
Prix : 19€
Date de Publication : 29/10/2015
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Synopsis :
 
 Fraîchement promue vice-conteuse, Ophélie découvre à ses dépens les haines et les complots qui couvent sous les plafonds dorés de la Citacielle. Dans cette situation toujours plus périlleuse, peut-elle seulement compter sur Thorn, son énigmatique fiancé ? Et que signifient les mystérieuses disparitions de personnalités influentes à la cour ? Ophélie se retrouve impliquée malgré elle dans une enquête qui l’entraînera au-delà des illusions du Pôle, au cœur d’une redoutable vérité.
 
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Mon Avis : 
 
Lettre D de mon Challenge ABC, je me suis donc lancée dans ce deuxième tome de la Passe-Miroir, série dont j'ai lu le premier tome en janvier 2015. Plus d'un an déjà donc, et au moment de commencer le Tome 2, je me suis rendue compte que je ne me rappelais pas de tout. Aussi, la première bonne surprise a été le résumé du tome 1 présent à l'entame de ce livre qui m'a permis de me remettre rapidement le contexte en tête. Merci Christelle Dabos.
 
Si j'avais aimé le premier opus, je n'avais pas eu de coup de cœur comme beaucoup de lecteurs. Il en va de même pour celui-ci, même si il est celui que je préfère dans cette série dont le troisième tome est en cours d'écriture.
Pour ce qui est de l'histoire, sans vous révéler quoi que ce soit, on suit Ophélie qui a été fiancée à Thorn, intendant de la capitale "La Citacielle". Le monde a subi une déchirure et il ne reste plus que des parcelles de Terre, les Arches. Arrivée sur la Citacielle avec son fiancé, Ophélie devient le jouet d'un complot mortel dont les tenants et les aboutissants sont bien plus importants qu'elle ne l'imagine.
 
Le monde créé par Christelle Dabos est absolument gigantesque et fabuleux. Outre le changement physique du monde, il est aussi peuplé de personnes avec des pouvoirs que l'on ne rencontre pas dans tous les romans de fantasy. Et encore moins en fantasy qualifiée de jeunesse.
Il y a de nombreux personnages dans cette histoire mais mon préféré depuis le début reste Thorn. D'ailleurs, j'étais réellement accaparée par l'histoire seulement quand Thorn était présent. En effet, sans trop pouvoir me l'expliquer, je ne suis pas réellement attachée à Ophélie.
Ce livre n'a pas été un coup de cœur car les 150 premières pages m'ont parue bien longues. J'ai trouvé que la véritable histoire a vraiment mis du temps à décoller. Une fois lancée par contre, cela reste très prenant et ce qui m'a beaucoup plu c'est que l'on découvre enfin qui est le vrai Thorn : celui qu'on devinait derrière son mauvais caractère et son apparente antipathie.
 
La fin de ce livre est vraiment haletante et évidemment je lirai le tome 3 de cette série dès que je pourrai.
 
 
17/20
 




vendredi 19 février 2016

Le Pays des Contes Tome 1, Le Sortilège Perdu


Le Sortilège perdu (Le pays des contes #1)





Auteur : Chris COLFER
Editeur : Michel Lafon
Collection : -
Pages : 414
Prix : 16,95€
Date de Publication : 17/10/2013








Synopsis :

Il était une fois, dans une ville parfaitement ordinaire, des jumeaux du nom d'Alex et Conner... Depuis le décès de leur père, leur grand-mère s'occupe d'eux. Et lorsque celle-ci leur offre un livre qu'ils lisaient étant petits, Le Pays des contes, leur vie plutôt morose change du tout au tout. Et pour cause, ce grimoire est magique et les transporte dans un monde où les contes sont bien réels. Sauf que ce monde se révèle beaucoup moins merveilleux que celui des livres ! Boucle d'or est une criminelle activement recherchée, Blanche-Neige dissimule péniblement un lourd secret, et même le Petit Chaperon rouge n'est plus une gentille fillette. Pour s'échapper de cet univers, Alex et Conner n'ont qu'un seul moyen : rassembler huit objets magiques, parmi lesquels la pantoufle de Cendrillon ou encore des cheveux de Raiponce, tout en évitant les foudres de la Méchante Reine. Car cette dernière semble avoir un plan machiavélique... qui pourrait bien piéger à jamais les jumeaux dans cette étrange contrée. ENTREZ DANS LA LEGENDE IL ETAIT UNE FOIS...




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Mon Avis :

Les fans de la série Glee auront reconnu le nom de Chris COLFER qui y joue le rôle de Kurt (avec beaucoup de talent d'ailleurs). Sa série jeunesse de réécriture de contes, "The Land of Stories" en VO, connaît un grand succès outre-Atlantique et elle me fait de l'œil depuis un moment. J'ai profité d'une Vente Privée Michel Lafon sur Showroom Privé pour acquérir les deux premiers tomes (comme beaucoup d'entre nous). Cette lecture entre donc dans le cadre de mon Challenge ABC 2016 sur Livraddict.
 
Pourquoi suis-je attirée par cette série jeunesse ? Parce que de 8 à 11 ans environ j'ai lu une quantité de contes de fées : de Grimm, à Andersen, en passant par Perrault, et autres. Ici, comme le dit le synopsis, deux jeunes ados sont transportés dans le Pays des Contes de fées de notre enfance. Quelle chance ! Comme eux, à 12 ans j'aurais absolument été émerveillée de pouvoir rencontrer les princesses et autres personnages qui ont bercés mes lectures.
 
Pour ce qui est de l'histoire, elle se déroule après le "ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants" de la fin de nos contes. Alex et Conner, nos deux héros, doivent retrouver des objets mythiques faisant partie de l'histoire d'origine des contes pour pouvoir retourner dans notre monde. Pour cela, ils voyagent à travers tout le Pays des Contes en rencontrant, entre autres, Cendrillon, Blanche-Neige, Boucle d'Or, Raiponce, La Belle au Bois Dormant, Le Petit Chaperon Rouge, Jack de "Jack et le Haricot Magique"... Chacun de ces personnages ont grandi et l'auteur nous en apprend plus sur leur histoire, telle qu'il l'imagine. Il crée des connexions entre chacun (familiales, amoureuses, amicales...) et son imagination est absolument fabuleuse. J'ai particulièrement aimé l'histoire qu'il a inventé pour expliquer le comportement de la Méchante Reine de Blanche-Neige.
Concernant la quête d'objets des jumeaux, c'est à ce niveau-là que le fait que ce soit un roman jeunesse a été un petit souci. En effet, les "problèmes" que peuvent rencontrés Alex et Conner sont résolus très (trop) facilement. En quelques pages et par l'enchaînement d'évènements heureux tout s'arrange. Mais, après tout, je ne suis pas la cible de base de ce livre et si j'avais eu l'opportunité de lire ce livre à 12ans, j'aurais clairement adoré cette série.
 
En bref, je conseille ce livre aux adultes qui ont gardé leur âme d'enfant et à tous les jeunes enfants en général.
 
 
16/20
 

mardi 16 février 2016

Salt To The Sea

Salt to the Sea







Auteur : Ruta SEPETYS
Editeur : Penguin Random House UK
Collection : Children's Puffin
Pages : 400
Prix : 11,08€
Date de Publication : 04/02/2016







Synopsis :

It's early 1945 and a group of people trek across Germany, bound together by their desperation to reach the ship that can take them away from the war-ravaged land. Four young people, each haunted by their own dark secret, narrate their unforgettable stories. Fans of The Book Thief or Helen Dunmore's The Siege will be totally absorbed. This inspirational novel is based on a true story from the Second World War. When the German ship the Wilhelm Gustloff was sunk in port in early 1945 it had over 9000 civilian refugees, including children, on board. Nearly all were drowned. Ruta Sepetys, acclaimed author of Between Shades of Grey, brilliantly imagines their story.


Mon avis :

Avant toute chose, je tiens à remercier Penguin Random House UK et NetGalley de m'avoir fait parvenir ce livre.
 
J'ai entendu parlé de Ruta SEPETYS pour son livre "Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre" paru chez Gallimard en France et encensé par de nombreux lecteurs. Même si je ne l'ai pas encore lu (il est dans ma Wish-List), l'auteure reprend ici son thème de prédilection : la deuxième guerre mondiale et plus précisément les épisodes oubliés de cette période.
 
Dans ce roman, l'auteure nous raconte le naufrage du bateau allemand Wilhelm Gustloff torpillé par un sous-marin russe au début de l'année 1945 alors qu'il avait 10 000 personnes à son bord. 9000 personnes ont péri dans ce naufrage.
 
Si ce tragique évènement est bien réel, c'est à travers des personnages de fiction que l'on découvre cet épisode méconnu de la Deuxième Guerre Mondiale.  On suit un groupe qui essaie de rejoindre le port et le bateau qui doit les mettre en sécurité. Il y a donc de nombreux personnages auxquels je me suis réellement attachée. Selon moi, le choix de Ruta SEPETYS du point de vue multiple ( un personnage, un chapitre, un point de vue) en est la raison. En effet, cela nous permet de mieux connaître chacun de ces personnages et de réellement tenir à eux, ou pas selon leurs personnalités.
 
J'ai adoré le personnage du "cordonnier" vieil homme plein de sagesse et d'amour à donner, et également ceux de Florian, Joana et Emilia. Florian est un soldat allemand en fuite, Joana une infirmière, et Emilia une adolescente de 15 ans sauvée au début du roman par Florian alors qu'un soldat russe tenter de la violenter. En revanche, je n'ai pas trop aimé le personnage d'Eva, qui fait partie du groupe de voyageurs, car elle-même refuse de s'attacher à quiconque. Et enfin j'ai détesté le personnage de Alfred, soldat allemand affecté sur le bateau, qui ne vit que pour la gloire et la reconnaissance. C'est un opportuniste qui représente parfaitement les travers dans lesquels la guerre peut faire tomber certains individus.
 
Le point de fort de ce livre est les sentiments par lesquels il nous fait passer. Nous ne pouvons qu'être touchés car les actes des personnages sont fortement probables en temps de guerre. Ce sont toutes ces petites histoires individuelles qui rendent cet ouvrage parfaitement addictif.
 
C'est un roman classé jeunesse mais que tout le monde doit lire selon moi : enfants, adolescents et adultes. Et j'ai bien l'intention de lire la bibliographie complète de Ruta SEPETYS.

 
 
15/20
 
Professional Reader
 
 

 

dimanche 14 février 2016

Trois Mille Chevaux Vapeur

Synopsis :

Birmanie, 1852. Arthur Bowman, sergent le la Compagnie des Indes orientales est choisi pour accomplir une mission secrète durant la 2e guerre anglo-birmane. Mais l’expédition tourne mal et les hommes sont capturés et torturés pendant plusieurs mois. Seuls dix d’entre eux en sortiront vivants.
Londres, 1858. Alors qu’il se noie dans l’opium et l’alcool, luttant avec ses fantômes, Bowman découvre dans les égouts le cadavre d’un homme mutilé. La victime semble avoir subi les mêmes sévices que ceux qu’il a endurés dans la jungle birmane.
Persuadé que le coupable est l’un de ses anciens compagnons de captivité, Bowman décide de partir à sa recherche. Une quête qui s’achèvera douze ans plus tard, en 1864, sur les rives d’un autre continent.
À l’Ouest. Où une autre guerre a éclaté. Le chemin qui le mènera à la vérité sera aussi celui de sa rédemption.





Auteur : Antonin VARENNE
Editeur : Le Livre de Poche
Collection : -
Pages : 690
Prix : 8,30€
Date de Publication : 30/09/2015









Mon avis :

Deuxième lecture du mois pour le prix des lecteurs du Livre de Poche et deuxième totale découverte d'un auteur. Antonin Varenne est un auteur français de polars qui avec cet ouvrage se lance dans le roman d'aventures.

A Londres, nous suivons Arthur Bowman, anti-héros par excellence, qui revient de Birmanie traumatisé autant moralement que physiquement après des années de captivité et de torture. Alors qu'il essaie  tant bien que mal de se reconstruire et d'oublier, il découvre un cadavre dans les égouts, cadavre qui présente les mutilations qu'il a subies dans la jungle birmane. Il décide alors de rechercher l'auteur de ce crime, car il est persuadé qu'il s'agit d'un de ses anciens compagnons de captivité. Cette quête le mènera jusqu'aux Etats-Unis. Le Nouveau-Monde sera-t-il pour lui synonyme de Nouvelle Vie?

Car, si "l'enquête" est bien évidemment au centre de ce livre, c'est surtout pour moi un roman sur la guérison, l'acceptation d'un passé traumatisant et comment faire pour continuer à vivre malgré tout au lieu de ne faire que survivre. Pour cela, l'auteur a créé des personnages complexes qui ont chacuns une part d'ombre et de lumière. D'ailleurs si j'ai compati aux difficultés psychologiques que peut vivre Arthur Bowman, son comportement m'a quelques fois été totalement incompréhensible.

Concernant l'écriture, si le roman n'aurait pas souffert selon moi d'une centaine de pages en moins car j'ai ressenti quelques longueurs, Antonin Varenne a un réel talent descriptif. Lorsque l'action se situait en Birmanie, l'auteur a su me faire ressentir l'atmosphère suffocante et humide des lieux. De même lorsqu'on arrive à Londres qui est en pleine canicule et dont l'odeur est nauséabonde, les descriptions sont absolument parfaites pour nous le faire ressentir.

En conclusion, j'ai donc été ravie de découvrir cet ouvrage et je pense que si ceratins passages avaient été plus condensés cela aurait pu être une très très bonne lecture.


15/20









































jeudi 11 février 2016

Glass Sword - Red Queen Tome 2



Auteur : Victoria AVEYARD
Editeur : Le Masque
Collection : MSK
Pages : 450
Prix : 12.99€
Première Publication : 10/02/2016
 
Couverture Red Queen, tome 2 : Glass Sword

 

Synopsis:

Mare Barrow a le sang rouge, comme la plupart des habitants de Norta. Mais comme les seigneurs de Norta, qui se distinguent par leur sang couleur de l'argent, elle possède un pouvoir extraordinaire, celui de contrôler la foudre et l'électricité. Pour les dirigeants de Norta, elle est une anomalie, une aberration. Une dangereuse machine de guerre.

 Alors qu'elle fuit la famille royale et Maven, le prince qui l'a trahie, Mare fait une découverte qui change la donne : elle n'est pas seule. D'autres Rouges, comme elle, cachent l'étendue de leurs pouvoirs. Traquée par Maven, Mare fait face à sa nouvelle mission : recruter une armée, rouge et argent. Aussi rouge que l'aube, plus rapide qu'un éclair d’argent. Capable de renverser ceux qui les oppriment depuis toujours.

 Mais le pouvoir est un jeu dangereux, et Mare en connaît déjà le prix.

 

Mon avis:

J’ai eu l’opportunité de lire ce livre avant sa sortie grâce à NETGALLEY France et les éditions du Masque. Je les remercie donc énormément.

J’avais été agréablement surprise par Red Queen quand je l’ai lu l’année dernière. Je l’avais d’ailleurs noté 17/20.

J’avais donc hâte de me plonger dans ce deuxième tome. Je ne vais pas pouvoir vous parler réellement de l’histoire pour ne pas spoiler le tome 1. Cependant, la première chose à dire c’est que, si vous avez la possibilité, relisez le tome 1 avant de vous lancer dans ce deuxième opus car l’action démarre immédiatement là où nous l’avions laissée à la fin de Red Queen. Ce qui est une bonne chose, mais pour ma part j’avais oublié beaucoup de choses et même qui étaient certains personnages. Et le problème c’est qu’il n’y a pas forcément de rappels de ce qui a pu se produire avant et de qui est qui. J’ai donc eu du mal à rentrer dans cette histoire.

De plus, ma lecture a également été un peu poussive car le rythme de ce deuxième tome est nettement plus lent. J’ai eu le sentiment que c’était clairement un tome de transition : l’action n’avance pas vraiment. Ici, il est question de la recherche de Mare (que j’ai eu beaucoup de mal à cerner et à comprendre dans ce tome) de « Rouges » avec des pouvoirs comme elle pour créer une armée. Si on en découvre plus sur le monde créé par Victoria Aveyard, l’histoire en elle-même ne prend pas vraiment d’ampleur, mis à part dans les deux derniers chapitres.

Cette lecture a été une petite déception pour moi mais malgré tout, grâce à d’autres personnages que j’ai vraiment beaucoup aimés et spécialement Cal, j’espère que le tome 3 sortira très vite.

 

14/20

vendredi 5 février 2016

[BILAN] Lectures de Janvier 2016


Si j’ai commencé mon blog en milieu de mois, j’ai bien sûr lu d’autres livres avant « La Renverse » d’Olivier Adam.

L’année a commencé par une grosse déception, mais janvier a tout de même été un très bon mois de lectures avec deux coups de cœur (Seul sur Mars et Le Livre des Baltimore)  sur un total de 12 livres lus, soit 4281 pages.



 

ü  La vie des elfes, Muriel BARBERY - 11/20

ü  Le Garde Royal, Rae CARSON – 16/20

ü  Le Royaume des Larmes, Rae CARSON – 16/20

 




ü  Seul sur Mars, Andy WEIR – 19/20

ü  After, saison 3, Anna TODD – 15/20

ü  Les Outrepasseurs 2 , La Reine des Neiges , Cindy VAN WILDER – 15/20

 



 

ü  La Renverse, Olivier ADAM – 17/20

ü  Tu Tueras le Père, Sandrone DAZIERI – 18/20

ü  Le Maître des Livres 6 , Shinohara UMIHARU – 18/20

 



 

ü  Anna and the French Kiss, Stephanie PERKINS – 16/20

ü  The Sense of an Ending, Julian BARNES – 17/20

ü  Le Livre des Baltimore, Joël DICKER – 19/20

jeudi 4 février 2016

Comment s’en mettre plein les poches en Asie mutante

 
Couverture Comment s'en mettre plein les poches en Asie mutante
 
Auteur : Mohsin HAMID
Editeur : Le Livre de Poche
Collection : -
Pages : 235
Prix : 6,90€
Première Publication : 02/09/2015

 
 

 


Synopsis:

Lecteur, lectrice : tu viens d'acquérir le nouveau roman de Mohsin Hamid. Grand bien t'en a pris. Car celui-ci va te permettre de découvrir comment t'en mettre plein les poches en Asie mutante. Le héros est né dans la plus insigne pauvreté au cœur de la campagne d'un pays anonyme du continent indien ; il va monter à la ville, parfaire son éducation, rencontrer l'amour, flirter avec la tentation politique, puis faire fortune par le plus inattendu des moyens. Voici quatre-vingts années d'une vie d'homme – « un homme fait de tous les hommes et qui les vaut tous et que vaut n'importe qui » – à l'heure de la mondialisation galopante. Et si cette fable contemporaine te fait verser quelques larmes, ne t'en fais pas, car celles-ci jailliront du plaisir et de l'émotion que tu t'apprêtes à éprouver à sa lecture.

 

Mon avis:

Je me lance dans ce court roman dans le cadre du Prix des Lecteurs du Livre de Poche 2016. Un roman dont je n’avais absolument pas entendu parler.

L’auteur est Pakistanais et, même si cela n’est jamais clairement spécifié, nous suivons la vie d’un homme au Pakistan. Le point positif de cet ouvrage c’est que j’ai réellement appris des choses sur la politique et la société pakistanaises. Et plus particulièrement, sur le poids qu’elles font peser sur la vie de tout un chacun.

« Les Etats nous tiraillent, nous plient, nous orientent et cherchent sans arrêt à contrôler nos orbites. »

Comme le titre nous le laisse entrevoir, ce livre est plein d’humour. Il est aussi un pastiche des livres de développement personnel qui, de nos jours, ont la part belle. Il y a donc de bonnes idées de départ qui sont quelques fois bien écrites (la plume de l’auteur n’est pas mauvaise pour autant, simplement sans relief particulier).

« Et quand on imagine, on crée. C’est en étant lu qu’un livre devient un livre, et comme un million de lectures différentes en sont possibles, il devient chaque fois unique parmi un million de livres différents, tout comme un ovule devient une personne parmi un million d’autres potentielles lorsqu’il est abordé par un banc de spermatozoïdes frétillants qui nagent de toutes leurs forces dans sa direction. »

Malgré tout, j’ai un avis mitigé après avoir lu cet ouvrage car je n’ai pas réussi à m’attacher au "héros" si l’on peut dire, je n’ai pas ressenti d’empathie à son égard. Et je pense que cela est dû au fait que l’auteur a choisi de nous interpellé directement pour nous raconter son histoire (comme on peut le voir dans le synopsis). Et au lieu de me sentir impliquée, l'utilisation de ce "tu" a eu l’effet inverse sur moi : j’ai eu un blocage et j’ai été totalement détachée de l’histoire et des personnages.

Mais si vous recherchez des œuvres inclassables et qui sortent des sentiers battus, cet ouvrage est fait pour vous.

 

14/20

 

 

 

 

 
 
 
 

lundi 1 février 2016

Le Livre des Baltimore


   
Auteur : Joël DICKER
Editeur : Editions de Fallois
Collection : -
Pages : 476
Prix : 22€
Première Publication : 30/09/2015
 


Couverture Le livre des Baltimore
 


Synopsis:

Jusqu’au jour du Drame, il y avait deux familles Goldman. Les Goldman-de-Baltimore et les Goldman-de-Montclair.

Les Goldman-de-Montclair, dont est issu Marcus Goldman, l’auteur de La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert, sont une famille de la classe moyenne, habitant une petite maison à Montclair, dans le New Jersey.

Les Goldman-de-Baltimore sont une famille prospère à qui tout sourit, vivant dans une luxueuse maison d’une banlieue riche de Baltimore, à qui Marcus vouait une admiration sans borne.

Huit ans après le Drame, c’est l’histoire de sa famille que Marcus Goldman décide cette fois de raconter, lorsqu’en février 2012, il quitte l’hiver new-yorkais pour la chaleur tropicale de Boca Raton, en Floride, où il vient s’atteler à son prochain roman.

Au gré des souvenirs de sa jeunesse, Marcus revient sur la vie et le destin des Goldman-de-Baltimore et la fascination qu’il éprouva jadis pour cette famille de l’Amérique huppée, entre les vacances à Miami, la maison de vacances dans les Hamptons et les frasques dans les écoles privées. Mais les années passent et le vernis des Baltimore s’effrite à mesure que le Drame se profile. Jusqu’au jour où tout bascule. Et cette question qui hante Marcus depuis : qu’est-il vraiment arrivé aux Goldman-de-Baltimore ?

 

Mon avis:

J’ai découvert Joël Dicker avec « La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert » qui avait été, si ce n’est la meilleure, une de mes meilleures lectures de l’année 2012. J’avais tellement aimé et avait été tellement prise par surprise par le dénouement de « l’enquête » que je l’avais relu dans la foulée pour comprendre ce que j’avais raté. J’avais donc de grosses attentes pour ce « Livre des Baltimore ».

Et clairement, je n’ai pas été déçue. J’ai d’abord été ravie de retrouver Marcus Goldman et d’en apprendre plus sur lui. On découvre sa famille, son histoire personnelle, son cheminement vers sa vocation d’écrivain. Tout ceci au travers de sa relation avec ses cousins, Hillel et Woody, et son oncle et sa tante : Les Goldman de Baltimore.

L’un des points forts de Joël Dicker selon moi ce sont ses personnages. Ici, ils sont nombreux et pourtant tous autant qu’ils sont je les aimés. Je voulais en savoir plus sur eux, je vivais leurs émotions avec eux.  

« Ecrire un livre, c’est comme ouvrir une colonie de vacances. Votre vie, d’ordinaire solitaire et tranquille, est soudain chahutée par une multitude de personnages qui arrivent un jour sans crier gare et viennent chambouler votre existence. Ils arrivent un matin, à bord d’un grand bus dont ils descendent bruyamment, tout excités qu’ils sont du rôle qu’ils ont obtenu. Et vous devez faire avec, vous devez vous en occuper, vous devez les nourrir, vous devez les loger. Vous êtes responsable de tout. Parce que vous, vous êtes l’écrivain. »

Si Joël Dicker se sent responsable de ses personnages, je peux dire qu’il s’en occupe vraiment bien, qu’il en prend soin et qu’il sait parfaitement les développer et nous les rendre attachants.

Par ailleurs, le deuxième point fort de l’auteur est la maîtrise dont il fait preuve dans la construction de son récit. En effet, l’histoire n’est pas racontée chronologiquement. Nous faisons des allers-retours dans le temps et cela est savamment orchestré car j’ai été avide de tourner les pages et de connaître le fin mot de l’histoire. Car comme il est dit dans le synopsis, ce qu’est « Le Drame » nous est caché pendant quasiment tout le roman et au moment de la révélation j’ai réellement été choquée. Je ne m’y attendais pas du tout. Grâce à cette construction, nous voyons également que chaque évènement est interprété différemment par chacun des personnages, et plus particulièrement par Marcus, Hillel et Woody. Aussi à la fin, lorque toutes les pièces du puzzle sont enfin en place, nous sommes passés par tout un panel d’émotions : la joie, la tristesse, la stupéfaction, l’empathie…

Seul petit point mitigé de ce roman est l’une des réponses apportée par l’auteur à la question « Pourquoi écrire ? ».

« Pourquoi j’écris ? Parce que les livres sont plus forts que la vie. Ils en sont la plus belle des revanches. Ils sont les témoins de l’inviolable muraille de notre esprit, de l’imprenable forteresse de notre mémoire. »

Si j’adhère à cette interprétation, et que je pense que c’est aussi l’une des raisons pour laquelle nous lisons, l’auteur émet aussi l’idée d’écrire pour réparer. D’ailleurs la dernière phrase du roman est « Tout est réparé. ». Et sur ce point, je ne suis pas vraiment convaincue. Même si je n’écris pas moi-même, je vois l’écriture comme un moyen de se remettre en question, de se poser des questions et de faire en sorte que le lecteur se pose des questions, sans pour autant lui apporté toutes les réponses. L'écriture comme thérapie me paraît plutôt réducteur.

Ceci étant dit ce n’est vraiment qu’un détail qui me pose encore question mais cette lecture a été absolument superbe. Coup de cœur.


19/20
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