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mercredi 27 janvier 2016

The sense of an Ending


Auteur : Julian BARNES
Editeur : Vintage Digital
Collection : Kindle Edition
Pages : 163
Prix : 5,77€
Date de publication originale : 04/08/2011
 
 
 
Couverture Une fille, qui danse
 
 

Synopsis:

Tony Webster and his clique first met Adrian Finn at school. Sex-hungry and book-hungry, they would navigate the girl-less sixth form together, trading in affectations, in-jokes, rumour and wit. Maybe Adrian was a little more serious than the others, certainly more intelligent, but they all swore to stay friends for life.

Now Tony is retired. He's had a career and a single marriage, a calm divorce. He's certainly never tried to hurt anybody. Memory, though, is imperfect. It can always throw up surprises, as a lawyer's letter is about to prove.

 

Mon avis:

Dans le cadre du challenge ABC, je me suis tournée vers Julian BARNES pour valider la lettre B. Evidemment, pour découvrir cet auteur j’ai choisi de lire son roman récompensé en 2011 par le Man Booker Prize (« Une fille, qui danse » en français, publié chez Mercure de France).

Tony, notre narrateur, est un homme de 60 ans qui voit sa petite vie paisible d’homme retraité bouleversée par le legs que lui fait la mère d’une de ses ex-petite amie de fac. Petite amie qui quelques mois plus tard sortira avec l’un de ses meilleurs amis, Adrian. Le fait d’être dans le testament de cette femme lui fait se poser beaucoup de questions sur son passé.

Ce livre est une réflexion sur la mémoire. Mémoire qui nous joue des tours et qui, consciemment ou pas, réécrit notre histoire à notre convenance. Tout au moins c’est ce que va constater Tony au fur et à mesure qu’il va questionner ses années de fac.

« When you’re young – when I was young – you want your emotions to be like the ones you read about in books. You want them to overturn your life, create and define a new reality. Later, I think, you want them to do something milder, something more practical: you want them to support your life as it is and has become. You want them to tell you that things are OK. And is there anything wrong with that?”

Il est difficile de résumer ou de parler de ce livre car nous ne savons pas nous-mêmes au fil de la lecture vers quoi nous allons. Des petites révélations sont parsemées tout au long du récit jusqu’à un dénouement éclatant.

« The more you learn, the less you fear. Learn not in the sense of academy study, but in the practical understanding of life.”

Enfin, et surtout, c’est un court roman qu’il faut prendre le temps de savourer car il est superbement écrit. La plume de Julian Barnes m’a fait penser à celle de Ian McEwan chez les anglais, et Philip Roth chez les américains de par les thèmes abordés (mémoire, vieillesse, culpabilité, responsabilité).

Un très beau livre qui, je pense, va me hanter encore longtemps car les remises en question du héros sont aussi peu celles de tout un chacun.

 

17/20

 

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lundi 25 janvier 2016

Anna and the French Kiss

 

Auteur : Stephanie PERKINS
Editeur : Speak
Collection : -
Pages : 372
Prix : 10,66€
 
Couverture Anna et le French Kiss

 

Synopsis :

Can Anna find love in the City of Light? Anna is happy in Atlanta. She has a loyal best friend and a crush on her co-worker at the movie theatre, who is just starting to return her affection. So she's less than thrilled when her father decides to send her to a boarding school in Paris for her senior year. But despite not speaking a word of French, Anna meets some cool new people, including the handsome Etienne St. Clair, who quickly becomes her best friend. Unfortunately, he's taken - and Anna might be, too. Will a year of romantic near-misses end with the French kiss she's been waiting for?Can Anna find love in the City of Light? Anna is happy in Atlanta. She has a loyal best friend and a crush on her co-worker at the movie theatre, who is just starting to return her affection. So she's less than thrilled when her father decides to send her to a boarding school in Paris for her senior year. But despite not speaking a word of French, Anna meets some cool new people, including the handsome Etieene St. Clair, who quickly becomes her best friend. Unfortunately, he's taken - and Anna might be, too. Will a year of romantic near-misses end with the French kiss she's been waiting for?Can Anna find love in the City of Light? Anna is happy in Atlanta. She has a loyal best friend and a crush on her co-worker at the movie theatre, who is just starting to return her affection. So she's less than thrilled when her father decides to send her to a boarding school in Paris for her senior year. But despite not speaking a word of French, Anna meets some cool new people, including the handsome Etieene St. Clair, who quickly becomes her best friend. Unfortunately, he's taken - and Anna might be, too. Will a year of romantic near-misses end with the French kiss she's been waiting for?

Mon avis :

J’avais ce livre dans ma PAL depuis l’été 2013, il était grand temps que je le lise. Maintenant que c’est chose faite je regrette de ne pas l’avoir fait plus tôt parce que c’était trop chou. C’est un de ces livres doudou qui vous fait vous sentir bien et qui vous fait chaud au cœur.

La première chose à dire sur ce livre est que le niveau d’anglais est vraiment très accessible, il est parfait pour une première lecture en VO.

Nous suivons donc Anna qui débarque à Paris pour une année scolaire. Elle intègre rapidement un groupe d’amis (Meredith, Rashmi, Josh et Etienne) et devient vite très proche d’Etienne. Tous ces personnages sont vraiment très attachants, hormis peut-être Meredith que j’ai trouvée moins développée que les autres et en conséquence un peu plus difficile à cerner.

 Par ailleurs, Paris elle-même est un personnage à part entière de cette histoire. Elle y joue un rôle important et la voir à travers « l’objectif » d’une jeune américaine avec ces clichés et ce romantisme attendus était vraiment jouissif. J’aime Paris, et cette vision-là m’a donnée envie d’y retourner et plus particulièrement dans le quartier latin, voir Notre-Dame et arpenter les rayons de Shakespeare et Company.

Pour ce qui est de la romance, j’ai aimé le fait que ni Anna ni Etienne ne soient ravagés par un passé douloureux comme on le voit trop souvent selon moi dans les romances Young Adult ou New Adult. C’est une histoire toute simple, avec ses joies et ses difficultés, que tout un chacun peut vivre dans sa vie. Enfin, nos héros grandissent et mûrissent durant ces neuf mois où nous les suivons et c’est aussi très appréciable.

« The more who you are, and what you want, the less you let things upset you. »

Enfin, si la romance est au centre de l’histoire, l’auteur aborde également les thèmes de l’amitié bien sûr, la famille et surtout la culture (que ce soit la littérature avec de nombreux romans cités, le cinéma, l’histoire, la musique et même le dessin). Et le tout est totalement addictif grâce à une écriture facile, fluide et pleine d’humour.

« I mean really, who sends their kid to boarding school? It’s so Hogwarts. Only mine doesn’t have cute boy wizards or magic candy or flying lessons. »

En bref, j’ai adore ma lecture et je lirai Lola et Isla sans hésiter, d’autant qu’ils sont le plus souvent considérés comme encore meilleurs.

 

16/20




 

 

vendredi 22 janvier 2016

Le Maître des Livres, Tome 6


Auteur : Umiharu Shinohara
Editeur : Komikku
Collection : -
Pages : 189
Prix : 8,50€
 
Couverture Le maître des livres, tome 06

 

Synopsis :

Un beau jour, un homme apparaît devant Mikoshiba, le célèbre bibliothécaire de "La rose trémière" : Comment va-t-il réagir face à cet individu qui l'accuse soudainement d'être un "traître" ? Dans ce tome vous découvrirez également une enfant nulle en cuisine, un éditeur apathique ou encore une jeune lycéenne pleine d'envie... Toutes ces personnes ont un point commun : elles sont à la recherche d'une réponse et finissent toutes par converger vers la bibliothèque.

 

Mon avis :

Je lis peu de mangas, BD ou romans graphiques. Ici ce sont bien sûr le titre, les couvertures et le thème principal de cette série qui m’ont incitée à me lancer dans l’aventure du Maître des Livres. De plus, le trait de crayon du mangaka est absolument magnifique. Un manga qui aborde la littérature est forcément une nécessité pour une passionnée de lecture.

Nous suivons plus précisément Mikoshiba, bibliothécaire dans une bibliothèque spécialisée dans la littérature jeunesse. Malgré son mauvais caractère, « le champignon », comme l’appelle les enfants qui fréquentent le lieu, est vraiment attachant et reste encore après six tomes un personnage dont nous ne connaissons pas encore toutes les facettes. Et soyons honnêtes, j’ai hâte de savoir qui est vraiment Mikoshiba et de connaître toute son histoire.

Autour de notre bibliothécaire gravitent tout un tas de personnages (adultes et enfants) qui soit travaillent avec lui, soit se tournent vers lui et sa bibliothèque lorsqu’ils sont en quête de réponses. Aussi, dans chaque tome de cette série nous abordons de nombreux titres de la littérature jeunesse (dans le tome 6 : Pinocchio, les Quatre Filles du Dr. March par exemple).

Cette série met deux points essentiels en avant. Le premier est l’importance d’inculquer le respect et l’amour des livres à nos enfants (enfants en général), en leur montrant qu’ils peuvent être « funs » et  pleins d’humour, d’aventures, d’amour et que chaque lecture nous apporte quelque chose (que nous en soyons conscients ou non sur le moment). Et le second point est que la littérature jeunesse n’est pas seulement destinée aux enfants mais que les adultes peuvent également y trouver leur compte. Malgré le scepticisme de certains, que Mikoshiba s’empresse de pointer du doigt : « Je devine que tu es le type d’adulte chez qui le dessin du boa ressemblera toujours à celui d’un chapeau. » (Référence au Petit Prince bien sûr).

En bref, j’adore cette série qui nous prouve que le bon livre au bon moment entre les bonnes mains peut changer le monde. Ou au moins le vôtre. Ce qui est déjà beaucoup.

 

18/20

jeudi 21 janvier 2016

CHRONIQUE


Tu tueras le Père, Sandrone DAZIERI
Editions Robert Laffont - Collection La Bête Noire, 666 pages, paru le 08/10/2015, 21,50€
 
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Synopsis :
 
Le Père est là, dehors, quelque part. La cage est désormais aussi vaste que le monde, mais Dante est toujours son prisonnier.
Non loin de Rome, un homme affolé tente d'arrêter les voitures. Son fils de huit ans a disparu et le corps de sa femme gît, décapité, au fond d'une clairière.
Le commissaire Colomba Caselli ne croit pas à l'hypothèse du drame familial et fait appel à un expert en disparitions de personnes : Dante Torre. Kidnappé enfant, il a grandi enfermé dans un silo à grains avant de parvenir à s'échapper. Pendant des années, son seul contact avec l'extérieur a été son mystérieux geôlier, qu'il appelle « le Père ».
Colomba va confronter Dante à son pire cauchemar : dans cette affaire, il reconnaît la signature de ce Père jamais identifié, jamais arrêté...


Mon avis :

Je n'avais jamais entendu parlé de cet auteur italien avant cette parution, et quel talent. La trame, les personnages, l'écriture, tout m'a beaucoup plu.
L'histoire dans un premier temps et la façon dont elle est menée par l'auteur m'a totalement tenue en haleine. Les actions s'enchaînent, il n'y a aucun temps mort. Malgré le fait que ce roman est une brique, les pages défilent à une vitesse folle car nous sommes avides de connaître la suite et le fin mot de l'histoire.
Cette addiction est due selon moi à deux choses : la plume de l'auteur et ses personnages. L'écriture est fluide sans pour autant être basique. Il y a vraiment un soin apporté à la syntaxe et au style ( là où certains thriller pêchent le plus souvent selon moi ). Cette attention portée au texte se retrouve dans les dialogues entre les différents personnages, qui sont souvent jouissifs et drôles :
 
" Mais tu n'as pas besoin de dormir ?
- Je connaissais un type qui ne dormait jamais, répondit Dante.
- Et comment il a fini ?
- On lui a tiré une balle dans la tête, maintenant il dort un peu trop. "
 
Ce sont aussi ces échanges entre Colomba et Dante qui ont fait que je me suis réellement attachée à ces deux héros. Ils sont très travaillés et pas du tout manichéens. Ce qui est très appréciable. En effet, ils ont tous les deux des zones d'ombre, des actes répréhensibles à leurs actifs. Malgré tout, nous ne leur voulons que du bien. Nous vivons cette histoire avec eux, nous avons peur avec eux. Car oui ce personnage du Père, et la façon dont il est mis en scène ( une ombre, nous savons qu'il est là mais nous ne le voyons jamais ), glace le sang. Jusqu'au dénouement final totalement dingue où l'on découvre enfin qui est "LE PERE".
Mais, alors qu'on pense que cette histoire nous a révélé tous ces secrets, la dernière phrase de l'épilogue nous laisse encore une fois sous le choc. Et surtout dans l'espoir d'une suite avec ce duo Colomba/Dante absolument irrésistible.
La Bête Noire frappe fort pour sa première parution et nous promet de belles découvertes. Entrez dans l'antre de la Bête...
 
 
18/20
 

 



mardi 19 janvier 2016

CHALLENGE

CHALLENGE ABC 2016
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J'ai choisi de participer au challenge Livraddict ABC 2016 ( http://www.livraddict.com/forum/viewtopic.php?id=21810 ). Challenge organisé par http://lesmotsdenanet.blogspot.fr/.
 
Le but est de lire un auteur pour chaque lettre de l'alphabet et un minimum de 5000 pages. Dans le mode aléatoire que j'ai choisi les BD/mangas sont interdits. Je vais également essayer de suivre l'ordre alphabétique.
J'ai d'ores et déjà lu l'auteur correspondant à la lettre A avec Olivier ADAM.
J'intégrerai le logo du challenge dans mes chroniques lorsque les livres en feront partie et essaierai de faire des points réguliers pour vous partager mon avancée dans ce challenge.
 
N'hésitez pas à vous joindre à nous. Voici où vous pouvez me trouver sur Livraddict : http://www.livraddict.com/profil/matilda-hermione-et-moi/.

samedi 16 janvier 2016

CHRONIQUE



La Renverse, Olivier ADAM

Editions FLAMMARION, 267 pages (2016), 19€

 

Résumé :


« Ce n'est qu'au moment d'entrer dans le bar-tabac que la nouvelle m'a vraiment heurté, qu'elle a commencé à filer le tissu du drap que je tendais depuis des années sur cette partie de ma vie. J'ai demandé deux paquets de cigarettes, salué les habitués du plat du jour. Au-dessus des tables, un téléviseur s'allumait sur une chaîne d'information en continu. À l'instant où j'y ai posé les yeux, le visage éminemment télégénique de Jean-François Laborde s'est figé sur l'écran.
J'ai demandé qu'on augmente le volume. On annonçait son décès dans un accident de voiture. Suivait un rappel succinct de sa biographie. Fugacement, la pensée, absurde étant donné le temps accordé à l'information, qu'il n'avait pas été fait mention de ma mère m'a traversé l'esprit. » Dans La renverse, Olivier Adam retrace l'itinéraire d'Antoine, dont la vie s'est jusqu'à présent écrite à l'ombre du scandale public qui a éclaboussé sa famille quand il était encore adolescent.
Et ce faisant, il nous livre un grand roman sur l'impunité et l'humiliation, explorées au sein de la famille comme dans l'univers politique.





Mon Avis :
Olivier Adam fait partie de mes auteurs favoris. Il est de ceux dont je guette les nouvelles sorties et les achète automatiquement. Son univers me correspond assez : mélancolique, triste quelques fois, mais toujours plein d'espoir à la fin.
"La Renverse" ne déroge pas à la règle. Antoine est un jeune libraire vivant près des côtes bretonnes ( toujours chères à l'auteur ) qui semble absent de sa propre existence, il n'y est qu'un simple spectateur. Dix ans plus tôt, sa mère a été la complice du maire de la ville où il a grandi ( et sa maîtresse "officielle" ) dans une affaire de viol et agressions sexuelles envers deux jeunes femmes. Depuis Antoine a inconsciemment ou non fait le choix d'oublier cette affaire qui les avait plongés dans la tourmente lui et sa famille, au risque de passer à côté de sa vie pour y parvenir. Mais la mort dudit maire va le forcer à revisiter et comprendre son passé douloureux.
Selon moi, la force de ce roman tient à l'écriture d'Olivier Adam toujours magnifique et travaillée, mais aussi aux portraits dressés des différents personnages. Que ce soit Antoine notre narrateur, son frère Camille, son père, sa mère, ils sont tous très nuancés et complexes.
J'ai encore une fois été conquise par Olivier Adam qui s'il décrit un monde réel cruel et malsain quelques fois, nous laisse toujours plein d'espoir.
17/20
 
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